Après un accident de la route, beaucoup de conducteurs découvrent avec stupeur que leur assurance "tous risques" ne couvre pas leurs propres blessures. Cette confusion entre assurance tous risques et garantie conducteur peut vous coûter très cher. Découvrez comment éviter ce piège et protéger efficacement votre avenir.
Tous risques : une sécurité souvent mal comprise
L'expression « tous risques » rassure instantanément. Pourtant, cette appellation commerciale désigne avant tout un niveau de protection matériel étendu : vol, incendie, vandalisme, dommages au véhicule... Elle ne garantit en aucun cas que vos dommages corporels seront automatiquement pris en charge, surtout lorsque vous êtes conducteur responsable de l'accident ou seul impliqué (sortie de route, collision avec un animal non identifié, accident sur verglas...).
La réalité juridique est claire : la base obligatoire de toute assurance auto reste la responsabilité civile. Celle-ci indemnise uniquement les victimes « tiers » : piétons, passagers, autres conducteurs. Le conducteur responsable, lui, n'est pas couvert par cette garantie de base.
C'est précisément là que se crée la confusion dangereuse : de nombreux conducteurs pensent que la mention « tous risques » sur leur contrat leur garantit une indemnisation intégrale de leurs blessures, alors que cette protection dépend d'une garantie spécifique, souvent optionnelle.

Garantie conducteur : votre vraie protection en cas de blessures
La garantie conducteur (ou « garantie des accidents corporels du conducteur ») est une garantie distincte et autonome de la formule tous risques. Elle vise spécifiquement vos dommages corporels lorsque vous êtes au volant, y compris si vous êtes responsable de l'accident ou si aucun autre véhicule n'est impliqué.
Ce que couvre réellement la garantie conducteur
Concrètement, c'est cette garantie qui peut prendre en charge :
- Vos frais de santé non remboursés par la Sécurité sociale et votre mutuelle
- Vos pertes de revenus pendant l'arrêt de travail
- Votre incapacité permanente (déficit fonctionnel permanent)
- Vos souffrances endurées
- Le besoin d'une tierce personne en cas de handicap durable
- L'aménagement de votre logement si nécessaire
Les limites et pièges de cette garantie
Problème majeur : cette garantie est souvent optionnelle, ou assortie de plafonds très bas. Par exemple, un plafond de 100 000 € peut sembler confortable, mais il est totalement inadapté face à un traumatisme crânien grave, une tétraplégie ou une paraplégie.
Elle comporte aussi de nombreuses exclusions :
- Conduite sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants
- Non-port de la ceinture de sécurité
- Absence de permis valide
- Seuils d'incapacité permanente partielle (IPP) en-deçà desquels aucune indemnisation n'est versée
Même avec des conséquences lourdes sur votre vie quotidienne, si votre IPP est inférieure au seuil contractuel (souvent 10%), vous ne toucherez rien de votre garantie conducteur.

Trois situations concrètes de mauvaises surprises
Pour que ce ne soit pas seulement théorique, voici des situations que nous rencontrons régulièrement au cabinet.
Cas n°1 : Accident seul en cause
Vous êtes seul impliqué dans un accident : sortie de route suite à un endormissement, collision avec un animal sauvage ayant traversé la chaussée...
Vous êtes « tous risques » mais sans véritable garantie conducteur : vos réparations de voiture sont prises en charge, mais pas votre arrêt de travail de 6 mois, ni vos souffrances, ni l'impact définitif sur votre capacité à exercer votre métier ou à vous occuper de votre famille.
Le résultat ? Des factures médicales qui s'accumulent, un salaire amputé, et l'impossibilité de reprendre votre activité professionnelle dans les mêmes conditions. Sans garantie conducteur adaptée, vous devrez assumer seul les conséquences financières de cet accident.
Cas n°2 : Responsabilité partagée
L'accident implique une part de responsabilité de votre côté : vitesse légèrement excessive, manœuvre mal appréciée, défaut d'attention...
La loi Badinter protège les victimes non conductrices, mais en tant que conducteur, vous ne pouvez pas toujours compter sur la seule responsabilité civile pour indemniser vos propres blessures.
Tout va dépendre du contenu exact de votre garantie conducteur et des éventuelles autres assurances : garantie des accidents de la vie (GAV), prévoyance, assurance carte bancaire...
Cas n°3 : Transaction signée trop rapidement
Vous pensiez être « couvert pour tout » et avez signé rapidement une transaction avec l'assurance, soulagé de toucher rapidement une indemnisation.
Ce n'est qu'après coup, face au quotidien et à la durée, que vous mesurez le décalage entre vos besoins réels et l'offre acceptée :
- Aménagement du logement non prévu
- Aide humaine insuffisante
- Perte de carrière professionnelle sous-évaluée
- Troubles psychiques non indemnisés
- Préjudice sexuel ignoré
Une fois la transaction signée sans conseil indépendant, il est généralement trop tard pour revenir en arrière.
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Plus vous attendez, plus l'assurance renforce sa position. Ne restez pas seul face aux conséquences de l'accident. Un seul numéro :
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Pourquoi faire analyser vos contrats par un avocat spécialisé en dommage corporel ?
Après un accident, vous êtes d'abord une personne blessée, inquiète pour sa santé, son avenir professionnel, sa famille. Pourtant, en face, les assureurs appliquent des mécanismes techniques : plafonds, exclusions, barèmes internes, délais, clauses parfois difficiles à comprendre.
L'enjeu n'est pas seulement juridique, il est humain : il s'agit de votre capacité à reconstruire une vie digne dans la durée.
Ce qu'un avocat en dommage corporel peut faire pour vous
Un avocat spécialisé dans la défense des victimes, comme Me Joëlle Marteau-Péretié à Lille et Paris, peut :
Analyser l'ensemble de vos contrats pour identifier toutes les voies d'indemnisation possibles :
- Assurance auto et garantie conducteur
- GAV (Garantie des Accidents de la Vie)
- Contrats de prévoyance
- Responsabilité civile d'un tiers
- Assurance habitation
- Assurance carte bancaire
- Fonds de Garantie si nécessaire
Vérifier l'application loyale de vos garanties :
- Contester les refus abusifs des assureurs
- Identifier les exclusions mal portées à votre connaissance
- Dénoncer les plafonds inadaptés à la gravité du dommage
Défendre une indemnisation complète :
- Poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac
- En intégrant tous vos préjudices corporels : économiques, physiques, psychologiques
- Sans oublier les préjudices souvent ignorés : vie familiale, vie sexuelle, projet de vie détruit
Vous accompagner lors de l'expertise médicale :
- Avec un médecin conseil de victime indépendant
- Pour éviter les expertises bâclées
- Et contester une expertise défavorable si nécessaire
Faites vérifier votre situation, même si vous êtes « tous risques »
Si vous ou un proche avez été blessé dans un accident de la route, que vous soyez conducteur, passager, piéton ou cycliste, ne restez pas seul face aux assurances.
Une lecture rapide de votre contrat ne suffit pas à mesurer ce que vous avez réellement perdu ni ce à quoi vous pouvez prétendre. Les pièges des assurances sont nombreux et souvent subtils.
Contactez le cabinet pour :
✓ Une première analyse gratuite de vos garanties (assurance auto, garantie conducteur, GAV, prévoyance...)
✓ Un avis indépendant sur l'offre de l'assureur avant toute signature
✓ Un accompagnement complet, amiable ou judiciaire, pour obtenir une indemnisation à la hauteur de vos préjudices
Contactez Me Joëlle Marteau-Péretié
Questions fréquentes sur la garantie conducteur - FAQ
1. Avoir une assurance tous risques suffit-il pour être indemnisé de mes blessures ?
Non, absolument pas. « Tous risques » désigne un niveau de garantie surtout centré sur les dommages matériels et la protection des tiers. L'indemnisation de vos blessures dépend de l'existence et du contenu de votre garantie conducteur et d'éventuelles autres assurances (GAV, prévoyance, assurance carte bancaire...).
C'est une erreur très fréquente qui coûte cher aux victimes. Beaucoup découvrent trop tard qu'ils ne sont pas couverts pour leurs propres blessures.
2. La garantie conducteur est-elle obligatoire ?
Non, elle est facultative, même si de nombreux assureurs la proposent d'office dans leurs formules. Le problème, c'est qu'elle est souvent assortie de plafonds limités (100 000 € ou 200 000 €) ou d'exclusions importantes (seuil d'IPP à 10%, exclusion alcool...).
C'est pourquoi la relecture de vos conditions particulières est essentielle en amont — ou, à défaut, après l'accident avec l'aide d'un avocat spécialisé en dommage corporel.
3. Que se passe-t-il si je suis seul responsable de mon accident ?
Si vous êtes seul impliqué (sortie de route, erreur de conduite, endormissement) et que vous n'avez pas de garantie conducteur suffisante, vos dommages corporels peuvent rester très peu ou pas indemnisés, même avec une assurance tous risques.
Votre assureur réparera votre véhicule, mais vous laissera seul face à :
- Vos pertes de salaire
- Vos frais médicaux non remboursés
- Votre incapacité permanente
- Vos souffrances
En revanche, avec une garantie conducteur correctement structurée et d'autres contrats complémentaires (GAV, prévoyance...), une indemnisation plus large reste possible.
4. Puis-je contester une offre d'indemnisation basée sur ma garantie conducteur ?
Oui, absolument. Vous pouvez contester :
- Le montant proposé (souvent très sous-évalué)
- L'application d'une exclusion contestable
- Un plafond inadapté à la gravité de votre situation
- Une expertise médicale bâclée
L'assistance d'un avocat en dommage corporel et, souvent, d'un médecin-conseil de victimes, est alors fortement recommandée pour faire vérifier la cohérence de l'offre avec vos préjudices réels.
5. Combien coûte un avocat en dommage corporel ?
Les honoraires d'un avocat spécialisé en dommage corporel sont généralement calculés au pourcentage de l'indemnisation obtenue (honoraire de résultat). Cela signifie que vous ne payez qu'en cas de succès, et que l'avocat a tout intérêt à maximiser votre indemnisation.
Le premier rendez-vous est souvent gratuit et permet d'évaluer votre dossier. Découvrez en détail le coût d'un avocat en dommage corporel.
6. Quels sont les délais pour agir après un accident ?
Les délais de prescription varient selon le type d'accident :
- 10 ans pour un accident de la circulation (loi Badinter)
- 5 ans pour un accident de la vie courante en responsabilité civile
- 2 ans pour un accident du travail
Attention : ces délais peuvent être interrompus ou suspendus dans certaines situations. Ne tardez pas à consulter, même si votre état de santé n'est pas encore stabilisé.
Ressources et textes de référence
Pour approfondir vos connaissances sur vos droits après un accident :
- La loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 dite « loi Badinter » sur l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation
- Les ressources pédagogiques d'associations d'aide aux victimes qui alertent sur les limites de la garantie conducteur et des GAV : plafonds, seuils d'IPP, exclusions
- Le Guide pratique pour les victimes d'accidents de la route
- Les grandes étapes de l'indemnisation après un accident de la circulation
Vous trouverez également sur notre site de nombreux articles pratiques sur les pièges des assurances, la loi Badinter, le rôle de la responsabilité civile et les stratégies pour optimiser l'indemnisation après un accident corporel.
N'attendez pas d'être face au mur pour agir. Votre avenir mérite mieux qu'une indemnisation au rabais. Contactez-nous dès aujourd'hui pour une première analyse de votre situation.


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