Nos honoraires
Une victime qui hésite à consulter par crainte du coût perd bien davantage qu'elle ne dépenserait. Cette page dit donc les choses sans détour : comment le cabinet fixe ses honoraires, ce qui est dû et quand, ce qui ne l'est pas, et par quels moyens la défense peut être financée sans avance de votre part.
L'ESSENTIEL
- Rien n'est dû sans une convention d'honoraires écrite, signée avant toute intervention.
- Le premier échange, destiné à évaluer votre situation, n'est pas facturé.
- Le mode le plus fréquent associe un honoraire de diligences et un honoraire de résultat.
- Un paiement échelonné est proposé lorsque la situation financière l'exige.
- Protection juridique et aide juridictionnelle sont systématiquement vérifiées.
- Les frais du dossier — médecin-conseil, expertise — sont distincts des honoraires, et récupérables.
La convention d'honoraires : le préalable, pas la formalité
Le cabinet ne s'engage que sur la base d'une convention d'honoraires écrite, qui précise l'ensemble des prestations couvertes, le mode de rémunération retenu et les modalités de règlement. Ce n'est pas une précaution de style : l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971 impose cette convention, et elle est votre garantie autant que celle de l'avocat.
Elle vous est remise et expliquée avant toute intervention. Vous savez donc, en la signant, ce que vous devrez, à quel moment, et ce qui ne vous sera pas demandé.
Les trois modes de rémunération
Le mode retenu dépend de la nature du dossier — un dossier de grand handicap et une simple consultation n'appellent pas la même formule.
| Mode | Quand il s'applique | Modalités |
|---|---|---|
| Honoraire de résultat | Dossiers d'indemnisation, en complément d'un honoraire de diligences | Pourcentage préétabli des sommes obtenues, généralement de 8 % à 12 %, versé au moment du règlement |
| Honoraire forfaitaire | Missions dont le périmètre est identifiable dès le départ | Montant fixe déterminé selon la complexité et le travail prévisible, échelonnable |
| Honoraire horaire | Consultations ponctuelles, avis sur pièces, questions isolées | 160 € TTC de l'heure |
Une provision sur honoraires peut être demandée à l'ouverture du dossier pour couvrir les frais initiaux. Elle s'impute sur le montant final et figure, comme le reste, dans la convention.
💡 Bon à savoir — un honoraire fixé exclusivement en fonction du résultat est interdit par l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971. Est en revanche licite la convention qui, outre la rémunération des prestations effectuées, prévoit un honoraire complémentaire fonction du résultat obtenu. Méfiez-vous d'un cabinet qui annoncerait des « honoraires au succès » sans autre précision.
Ce que votre convention doit préciser
Avant de signer, chez nous comme ailleurs, vérifiez que six points y figurent noir sur blanc. C'est votre meilleure protection, et un cabinet sérieux n'a aucune raison de s'en offusquer.
- Le périmètre exact de la mission : phase amiable seule, ou amiable et judiciaire ?
- Le mode de rémunération et, s'il y a un honoraire de résultat, son assiette : sur quelles sommes se calcule le pourcentage.
- Le calendrier des paiements et la possibilité d'un échelonnement.
- Le sort des frais du dossier, distincts des honoraires.
- Ce qui se passe en cas d'appel ou de procédure supplémentaire.
- Les modalités de fin de mission, si vous décidez d'interrompre.
Un point mérite une attention particulière : l'assiette de l'honoraire de résultat. Se calcule-t-elle sur la totalité de l'indemnisation, ou seulement sur la part obtenue en plus de l'offre initiale de l'assureur ? La différence est considérable, et elle doit être écrite.
Adapter le rythme des paiements à votre situation
Après un accident, les revenus baissent au moment précis où les frais augmentent. Il serait absurde que la défense devienne un obstacle de plus. Le cabinet tient compte de la situation financière de la victime et propose, lorsqu'elle est difficile, un règlement différé et un échéancier.
Un levier souvent décisif : les provisions obtenues auprès de l'assureur en cours de procédure. Elles servent d'abord à faire face au quotidien, mais permettent aussi d'adosser le calendrier des honoraires à des rentrées réelles plutôt qu'à une trésorerie inexistante.
Faire prendre en charge vos honoraires
Avant de parler de montants, le cabinet vérifie systématiquement trois pistes. Il arrive qu'elles couvrent tout.
- La garantie protection juridique. Elle figure dans de nombreux contrats auto, habitation ou carte bancaire, et beaucoup de victimes ignorent la détenir. Elle prend en charge tout ou partie des honoraires, et surtout elle vous laisse le libre choix de votre avocat : votre assureur ne peut pas vous en imposer un. Voyez ce que votre assureur ne vous dit pas sur la protection juridique.
- L'aide juridictionnelle, sous conditions de ressources, totale ou partielle.
- L'articulation diligences/résultat, qui reporte l'essentiel de la rémunération au moment où l'indemnisation est perçue.
Le comparatif complet de ces solutions figure dans notre article : financer un avocat en dommage corporel sans rien avancer.
Honoraires et frais du dossier : ne pas confondre
Les honoraires rémunèrent l'avocat. Les frais du dossier sont autre chose : honoraires du médecin-conseil de victimes, intervention d'un ergothérapeute, consignation d'une expertise judiciaire, frais de procédure.
Ces frais ne sont pas perdus. Les honoraires du médecin de victime se réclament au titre des frais divers de votre indemnisation ; la rémunération de l'expert commis par le juge relève des dépens, à la charge finale de la partie perdante. Le détail de ces canaux est expliqué sur notre page qui paye la défense des victimes.
Ce que le cabinet vous dit avant de s'engager
Un dossier n'est accepté qu'après examen des pièces et vérification de son fondement. Cette analyse préalable n'est pas facturée, et elle vous est restituée franchement : si l'offre déjà reçue est correcte, on vous le dit ; si le dossier est fragile, on vous le dit aussi.
Cette exigence protège les deux parties. Une rémunération partiellement adossée au résultat signifie que le cabinet n'a aucun intérêt à engager une procédure sans issue — votre intérêt et le sien pointent dans la même direction.
Vous restez par ailleurs libre de changer d'avocat à tout moment, sans avoir à vous justifier, les honoraires étant alors réglés au prorata des diligences accomplies.
Questions fréquentes
Faut-il payer la première consultation ?
Non. Le premier échange sert à comprendre votre situation et à vérifier que le dossier peut aboutir. Il n'est facturé que s'il devient, à votre demande, une véritable consultation juridique sur un point précis — et vous en êtes averti avant.
Puis-je être défendu sans rien avancer ?
Souvent oui, par la protection juridique, l'aide juridictionnelle, ou l'articulation entre un honoraire réduit à l'ouverture et un honoraire de résultat adossé aux provisions obtenues.
Que se passe-t-il si je ne suis pas indemnisé ?
L'honoraire de résultat n'est pas dû. Reste l'honoraire de diligences, dont le montant figure dans la convention signée au départ.
L'honoraire de résultat peut-il être la seule rémunération ?
Non : la loi interdit une rémunération fixée exclusivement en fonction du résultat judiciaire. Seul l'honoraire complémentaire de résultat, ajouté à la rémunération des prestations, est licite.
Puis-je changer d'avocat en cours de dossier ?
Oui, à tout moment et sans justification. Les honoraires déjà engagés sont réglés au prorata des diligences réellement accomplies.
Les frais d'expertise sont-ils compris ?
Non, ce sont des frais distincts — mais récupérables, en frais divers pour le médecin de victime, en dépens pour l'expert judiciaire.
Parler de votre dossier
Le plus simple reste d'en discuter. Un premier échange permet de savoir où en est votre dossier, ce qu'il vaut, et quelle formule d'honoraires lui correspond : 06 84 28 25 95. Pour aller plus loin sur la question générale, voyez combien coûte un avocat en dommage corporel, et pour connaître le cabinet, la page de Maître Joëlle Marteau-Péretié.



