Articles récents
Accident de cordiste : ce que l'assureur ne vous dira jamais sur vos droits
Par Joëlle Marteau-Péretié le 18 MAI 2026
Un cordiste travaille en suspension dans le vide — sur une façade de 30 mètres, un pylône électrique, une tour de refroidissement ou un silo industriel. Quand la corde lâche, quand le matériel est défaillant, quand l'employeur a sacrifié la sécurité à la rentabilité, les conséquences sont presque toujours catastrophiques : fractures multiples, traumatisme crânien, paraplégie, décès. La sinistralité du secteur est documentée et dénoncée par les professionnels eux-mêmes. Pourtant, un nombre alarmant de victimes — ou de familles de cordistes décédés — se retrouvent face à la même réalité : une indemnisation forfaitaire dérisoire versée par la CPAM, et un employeur qui nie toute responsabilité.
Comment obtenir le procès-verbal de votre accident grâce à TransPV
Par Joëlle Marteau-Péretié le 16 MAI 2026
Après un accident de la route, le procès-verbal dressé par la police ou la gendarmerie constitue la pièce maîtresse de votre dossier d'indemnisation. C'est ce document qui établit les circonstances de l'accident, identifie les personnes impliquées et, surtout, permet de déterminer les responsabilités. Pourtant, la majorité des victimes ignorent l'existence d'un rouage essentiel du système d'indemnisation : TransPV, le dispositif qui transmet automatiquement ce procès-verbal aux assureurs — bien avant que la victime n'en obtienne elle-même une copie.
Accident de bateau de plaisance : comment obtenir l’indemnisation de vos préjudices corporels
Par Joëlle Marteau-Péretié le 16 MAI 2026
Un week-end en mer, une sortie entre amis sur un voilier, une balade en jet-ski avec vos enfants… et soudain, tout bascule. Abordage, chute à la mer, blessure par hélice, chavirage : les accidents de plaisance provoquent chaque année des blessures graves, parfois des décès. En 2024, les CROSS ont coordonné 6 285 opérations de sauvetage liées à la plaisance en France, et le SNOSAN a recensé 90 décès associés aux loisirs nautiques.
Accident du travail dans les Hauts-de-France : logistique, BTP, agroalimentaire — vos droits à indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 16 MAI 2026
Entrepôt de Dourges, chantier de la MEL, usine agroalimentaire de l'Aisne, EHPAD du Valenciennois : chaque jour, des salariés des Hauts-de-France se blessent au travail. La région, premier hub logistique de France et l'une des plus industrialisées d'Europe, affiche un indice de fréquence des accidents du travail supérieur à la moyenne nationale. Ce n'est pas un hasard : son tissu économique concentre les secteurs les plus accidentogènes — logistique, BTP, agroalimentaire, aide à la personne.
Arrêt de travail long après un accident corporel : les 8 idées reçues qui vous coûtent cher
Par Joëlle Marteau-Péretié le 15 MAI 2026
Quand un arrêt de travail se prolonge après un accident corporel, les certitudes s'installent vite. Certaines viennent de l'entourage, d'autres des forums, d'autres encore d'un interlocuteur de la CPAM ou de l'assureur — qui n'a pas toujours intérêt à vous informer correctement. Le problème : ces « évidences » sont souvent fausses, et elles peuvent avoir des conséquences financières considérables sur votre indemnisation. Cet article passe en revue 8 idées reçues que nous rencontrons chez la quasi-totalité des victimes en arrêt prolongé. Pour chacune : la croyance, la réalité juridique, et ce que l'erreur vous coûte concrètement. À chaque fois, un lien vers l'article détaillé du cabinet vous permet d'approfondir.
De 50 000 € à 12 millions d'euros : ce que les victimes d'accidents obtiennent réellement — et pourquoi vous recevez probablement moins que ce qui vous est dû
Par Joëlle Marteau-Péretié le 15 MAI 2026
Quand une victime d'accident cherche « combien vaut mon indemnisation », elle tombe sur des simulateurs d'assurance calibrés pour afficher des montants bas, sur des barèmes indicatifs sans contexte, ou sur des articles vagues qui évitent soigneusement de citer des chiffres réels. De 50 000 € à 12 millions d'euros : ce que les victimes d'accidents obtiennent réellement — et pourquoi vous recevez probablement moins que ce qui vous est dû. Cet article fait le contraire : il montre, à partir de décisions de justice réelles, ce que les tribunaux français accordent effectivement aux victimes d'accidents corporels graves.
Aide-soignant, infirmier, blessé au travail : vous soignez les autres, mais qui vous indemnise quand c'est vous la victime ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 14 MAI 2026
Chaque jour, des milliers d'aides-soignants et d'infirmiers du secteur privé — en EHPAD, en clinique, en service à domicile — se blessent au travail. Aide-soignant, infirmier, blessé au travail : vous soignez les autres, mais qui vous indemnise quand c'est vous la victime ? Le dos qui lâche en transférant un résident. L'épaule qui cède après des années de toilettes sans lève-personne. La piqûre d'aiguille contaminée. Le coup reçu d'un patient désorienté. L'épuisement qui finit par un arrêt brutal.
Tatouage, épilation, piercing : quand un soin esthétique tourne mal, quels droits à indemnisation ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 14 MAI 2026
Un tatouage qui s’infecte. Une séance d’épilation au laser qui laisse des brûlures au deuxième degré. Un piercing qui provoque une cicatrice chéloïde inesthétique. Un soin du visage à base de produits agressifs qui déclenche une réaction allergique sévère. Ces accidents, souvent minimisés par les professionnels qui les causent et par les assureurs qui devraient les indemniser, constituent de véritables atteintes à l’intégrité corporelle. Ils relèvent pleinement du droit du dommage corporel — et ouvrent des droits à réparation que la grande majorité des victimes ignorent.
À séquelles égales, les femmes reçoivent moins : anatomie d'une inégalité que personne ne veut voir
Par Joëlle Marteau-Péretié le 13 MAI 2026
Le droit du dommage corporel repose sur un principe simple et puissant : à séquelles égales, les femmes reçoivent moins — et c'est l'anatomie d'une inégalité que personne ne veut voir. Le principe de réparation intégrale — « tout le préjudice, rien que le préjudice » — commande de replacer la victime dans la situation qui aurait été la sienne si l'accident n'avait pas eu lieu. Mais que se passe-t-il quand cette situation d'avant l'accident était déjà marquée par une inégalité structurelle ?
Inaptitude après un accident : comment l'indemnisation prend en charge votre reconversion ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 13 MAI 2026
Vous avez été victime d'un accident. Vous avez soigné vos blessures, traversé la rééducation, et tenté de reprendre votre vie professionnelle. Puis la médecine du travail a prononcé votre inaptitude à votre poste — voire à tout poste dans l'entreprise. Vous avez perdu votre emploi, ou vous êtes contraint de vous reconvertir dans un domaine que vous n'avez pas choisi. Ce parcours est l'un des plus douloureux qui soit après un accident corporel. Il est aussi l'un des plus mal indemnisés, non parce que la loi est insuffisante, mais parce que les victimes ignorent que ce coût incombe à l'assureur du responsable — et pas à elles.
Invalidité après un accident : ce que la CPAM vous verse, ce que l'assureur vous doit, et pourquoi il ne faut pas confondre les deux
Par Joëlle Marteau-Péretié le 13 MAI 2026
Quand un accident corporel réduit durablement la capacité de travail d'une victime, deux systèmes d'indemnisation entrent en jeu : la pension d'invalidité versée par la CPAM, et l'indemnisation du préjudice corporel due par l'assureur du responsable. Invalidité après un accident : ce que la CPAM vous verse, ce que l'assureur vous doit, et pourquoi il ne faut pas confondre les deux — c'est tout l'enjeu de cet article.
Sportif de haut niveau : comment chiffrer un rêve brisé après un accident ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 12 MAI 2026
Un cycliste professionnel percuté à l'entraînement. Un jeune espoir du 1 500 mètres fauché par un automobiliste non identifié. Un rugbyman victime d'un geste fautif qui met un terme à vingt ans de carrière. Derrière chaque accident impliquant un sportif de haut niveau, il n'y a pas seulement un corps blessé — il y a une carrière anéantie, des contrats évaporés, un avenir professionnel à reconstruire à partir de zéro.
Changer d'expert médical : le droit que votre assureur espère que vous ignorez
Par Joëlle Marteau-Péretié le 12 MAI 2026
Vous venez de recevoir la convocation à votre expertise médicale. Le nom du médecin expert y figure. Et une question surgit — légitime, fréquente, rarement posée à voix haute : « Puis-je refuser cet expert ? En demander un autre ? » La réponse courte est oui, dans la plupart des cas. Mais les modalités diffèrent radicalement selon que votre expertise est amiable (organisée par l'assureur) ou judiciaire (ordonnée par un juge). Et c'est précisément cette distinction que les compagnies d'assurance se gardent bien de vous expliquer. Ce guide détaille vos droits réels, les fondements juridiques, les motifs recevables et la stratégie à adopter pour obtenir un changement d'expert sans compromettre votre dossier d'indemnisation.
Consolidation médicale : quand la contester et comment maximiser votre indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 11 MAI 2026
La consolidation médicale est une notion-clé en réparation des dommages corporels. C'est elle qui déclenche le calcul définitif de vos préjudices et détermine le montant de votre indemnisation. Fixée trop tôt — phénomène fréquent lorsqu'une compagnie d'assurances est aux commandes — elle peut vous coûter des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros.
Récupérer son dossier médical après un accident corporel : la démarche complète pour ne rien laisser au hasard
Par Joëlle Marteau-Péretié le 11 MAI 2026
Votre dossier médical est le socle de votre indemnisation. Sans lui, pas de preuve de la réalité de vos blessures, pas de démonstration de l'imputabilité de vos séquelles à l'accident, pas d'expertise crédible. Pourtant, des milliers de victimes ignorent qu'elles disposent d'un droit d'accès direct à l'ensemble des informations de santé les concernant — et que ce droit est protégé par la loi. Ce guide vous explique concrètement comment exercer ce droit : à qui écrire, dans quel délai, comment réagir face à un refus, et surtout pourquoi récupérer votre dossier médical le plus tôt possible après l'accident est un acte décisif pour la suite de votre parcours d'indemnisation.
Aggravation après consolidation : comment prouver une dégradation tardive et obtenir une indemnisation complémentaire
Par Joëlle Marteau-Péretié le 11 MAI 2026
La consolidation devait marquer la fin de votre parcours médical. Votre état était jugé stable, l'indemnisation versée, le dossier classé. Et pourtant, des mois ou des années plus tard, la douleur revient — plus forte, plus invalidante. Ou bien c'est votre autonomie qui décline, votre capacité de travail qui s'effondre, votre moral qui s'effrite sous le poids de séquelles que personne n'avait anticipées. Vous n'êtes pas seul(e) dans cette situation. L'aggravation post-consolidation est un phénomène médical courant, reconnu par le droit et indemnisable — à condition de savoir comment le prouver. C'est précisément l'objet de cet article.
Victime pivot-aidant d'un proche dépendant : les postes d'indemnisation que les assureurs ne calculent jamais
Par Joëlle Marteau-Péretié le 10 MAI 2026
Avant l'accident, vous étiez le pivot d'un équilibre fragile. C'est vous qui vous leviez la nuit pour votre fils autiste, qui conduisiez votre conjoint aux dialyses trois fois par semaine, qui cuisiniez adapté pour votre mère diabétique. Vous étiez celui ou celle qui tenait la maison debout, qui anticipait les rendez-vous médicaux, qui rassurait, qui portait. Puis l'accident. Et brutalement, c'est vous qu'il faut aider.
Victime d'un accident corporel : PCH, AAH, AEEH — pourquoi le choix du bon dispositif peut changer de dizaines de milliers d'euros votre indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 10 MAI 2026
Vous venez de subir un accident grave. Votre vie a basculé. Entre les rendez-vous médicaux, les démarches auprès de l'assureur et l'angoisse du quotidien, on vous parle de « PCH », d'« AAH », d'« AEEH ». Des sigles administratifs que personne ne prend le temps de vous expliquer — et que l'on présente le plus souvent comme de simples « aides sociales », comme si c'était un formulaire de plus à remplir dans une pile déjà trop haute. C'est une erreur. Une erreur qui peut vous coûter très cher.
Accidents de circulation : les 5 situations où la loi Badinter ne s'applique pas — et quel régime s'applique à la place
Par Joëlle Marteau-Péretié le 08 MAI 2026
Vous avez été blessé dans un accident impliquant un véhicule — mais l'assureur vous oppose que la loi Badinter ne s'applique pas à votre situation. Ou bien personne ne vous a encore informé que vous êtes sorti du champ d'application de cette loi. Dans les deux cas, c'est une information qui change tout à la stratégie d'indemnisation.
Responsabilité du fait des produits défectueux : un régime autonome au service des victimes corporelles
Par Joëlle Marteau-Péretié le 08 MAI 2026
Un étendoir dont un tube tranchant se déboîte, un airbag qui explose en l'absence de tout choc, une prothèse dont le composant cède : le point commun de ces situations est la même question juridique — sur quel fondement la victime peut-elle obtenir réparation, et comment ? La réponse tient en une série d'articles du Code civil trop souvent ignorés : les articles 1245 à 1245-17, qui instaurent un régime de responsabilité à la fois original, puissant et, justement, autonome.
Quand l'accident transforme le couple : les mécanismes que personne n'explique aux victimes
Par Joëlle Marteau-Péretié le 06 MAI 2026
Un accident corporel grave ne blesse jamais une seule personne. Il percute un couple entier — et il le fait d'une manière que ni la victime directe, ni son conjoint ne sont préparés à comprendre. Ce qui se joue dans les mois qui suivent le traumatisme ne ressemble pas aux représentations habituelles. Il ne s'agit pas d'un événement brutal — une rupture soudaine, un « je pars ». Il s'agit d'un processus lent, silencieux, progressif, au cours duquel le lien conjugal se transforme en profondeur sous l'effet de mécanismes que personne n'a expliqués aux deux partenaires. L'un devient dépendant, l'autre devient aidant. Les rôles se figent. La communication se dégrade. La culpabilité s'installe des deux côtés — et le non-dit devient la langue du couple.
La solitude de l'accidenté : quand l'entourage s'efface et que personne ne comprend plus
Par Joëlle Marteau-Péretié le 06 MAI 2026
Un accident ne s’arrête pas au choc initial. Après l’hôpital, les messages de soutien et les premières semaines d’attention, un phénomène silencieux s’installe souvent : la solitude. Les visites se raréfient, les appels deviennent plus espacés, et l’entourage — pourtant bienveillant — reprend progressivement le cours normal de sa vie. Pour la victime, en revanche, rien n’est redevenu normal. Les douleurs persistent, les démarches administratives s’accumulent, l’avenir devient incertain. Ce décalage entre ce que les autres voient et ce que la victime vit réellement crée un isolement profond, rarement évoqué mais pourtant omniprésent dans les dossiers de dommage corporel. Comprendre cette mécanique de l’isolement est essentiel, car elle influence non seulement la reconstruction personnelle… mais aussi l’indemnisation de la victime.
Majeur vulnérable victime d'accident : comment défendre ses droits face à l'assureur
Par Joëlle Marteau-Péretié le 06 MAI 2026
Votre proche est sous tutelle ou curatelle. Il vient d'être victime d'un accident. Vous devez défendre ses intérêts face à une compagnie d'assurance — sans toujours savoir exactement ce que vous pouvez faire, ce que vous devez éviter, et ce que la loi vous impose. Ce guide est fait pour vous.
Assistance tierce personne : pourquoi le calcul de l'assureur est presque toujours insuffisant — et comment établir vos besoins réels
Par Joëlle Marteau-Péretié le 06 MAI 2026
Chaque jour, des milliers de victimes acceptent une indemnisation largement inférieure à leurs besoins réels — sans même le savoir. Derrière des calculs en apparence techniques se cachent en réalité des écarts considérables, souvent de plusieurs centaines de milliers d’euros. La tierce personne, pourtant essentielle à une vie digne après un accident, est presque toujours sous-évaluée. Comprendre pourquoi — et surtout comment rétablir un calcul juste — est la clé pour défendre pleinement vos droits.
Faute inexcusable de l'employeur : conditions, procédure et indemnisation complète
Par Joëlle Marteau-Péretié le 05 MAI 2026
Victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, vous percevez les indemnités forfaitaires de la Sécurité sociale. Ce que la plupart des victimes ignorent, c'est qu'en faisant reconnaître la faute inexcusable de votre employeur, vous pouvez obtenir une indemnisation trois à dix fois supérieure — couvrant l'intégralité de vos préjudices, y compris ceux que la CPAM ne prend jamais en charge. Cette page vous explique les conditions de reconnaissance, la mécanique juridique, les postes indemnisables et les étapes concrètes de la procédure.
Rôle de la CPAM après votre accident : recours subrogatoire et déductions sur votre indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 05 MAI 2026
Article mis à jour le 4 mai 2026 Vous avez été victime d'un accident et vous attendez votre indemnisation. Ce que l'assureur adverse ne vous dit pas toujours clairement : une partie des sommes qui vous seront versées sera d'abord déduite au profit de la CPAM. Ce mécanisme — le recours subrogatoire des tiers payeurs — est l'une des sources les plus fréquentes de mauvaises surprises dans le règlement des dossiers de dommages corporels. Comprendre comment il fonctionne est indispensable pour vérifier que votre indemnisation finale est complète.
Dommage corporel sans avocat : les situations où c'est possible, celles où c'est un piège
Par Joëlle Marteau-Péretié le 04 MAI 2026
Chaque année, des milliers de victimes d’accidents acceptent une indemnisation en pensant qu’un avocat n’est pas nécessaire. Après tout, l’assurance semble gérer le dossier, les démarches paraissent simples et les blessures ne paraissent pas toujours graves au premier abord. Pourtant, en matière de dommage corporel, les erreurs d’appréciation sont fréquentes — et leurs conséquences financières peuvent être considérables. Une indemnisation acceptée trop vite, une expertise médicale mal préparée ou un préjudice mal évalué peuvent faire perdre des dizaines de milliers d’euros, parfois bien davantage. Avant de décider de gérer seul votre dossier, encore faut-il savoir dans quelles situations cela peut réellement se faire sans risque… et dans quels cas cette décision devient un piège silencieux pour la victime.
Le sapiteur en dommages corporels : le spécialiste que l'expert ne peut pas être seul
Par Joëlle Marteau-Péretié le 03 MAI 2026
Vous sortez d'une expertise médicale. L'expert a examiné vos séquelles, posé ses questions, rédigé son rapport. Mais vos lésions sont à cheval sur plusieurs disciplines : un traumatisme crânien avec des séquelles neuropsychologiques, une main abîmée avec des douleurs chroniques incompréhensibles, un retentissement psychiatrique qui n'a jamais vraiment été évalué. L'expert généraliste a fait ce qu'il pouvait — mais il n'est ni neurologue, ni psychiatre, ni neuropsychologue. C'est précisément pour combler ce vide que le droit du dommage corporel a consacré l'intervention du sapiteur. Un mot rare, une fonction décisive, et une méconnaissance presque totale de la part des victimes — qui en paient le prix sur leur indemnisation.
Règle de Balthazard : la formule mathématique qui réduit votre taux de DFP — et pourquoi elle n'est pas obligatoire
Par Joëlle Marteau-Péretié le 03 MAI 2026
Votre expert médical vient de rendre son rapport. Vous aviez trois séquelles évaluées séparément : 20 % pour le genou, 15 % pour les cervicales, 10 % pour le syndrome anxio-dépressif. Vous pensiez obtenir 45 % de DFP. Le rapport indique 38 %. Sept points ont disparu — et avec eux, en fonction de votre âge et du référentiel Mornet, environ 20 000 € d'indemnisation. Le coupable a un nom : la règle de Balthazard, dite aussi « règle de la capacité restante ». Une formule mathématique du XIXᵉ siècle que la majorité des experts appliquent par réflexe — et que la majorité des victimes subissent sans savoir qu'elle est contestable.
Imputabilité : quand un seul mot de l'expert médical peut faire tomber votre indemnisation à zéro
Par Joëlle Marteau-Péretié le 03 MAI 2026
Vous sortez d'expertise. Le médecin a été correct, l'examen s'est bien passé, vous avez décrit vos douleurs. Trois semaines plus tard, le rapport tombe. Vous le parcourez, et au milieu d'une phrase technique, vous lisez : « L'imputabilité des lombalgies à l'accident du 12 mars 2024 n'est pas retenue. » Vous ne comprenez pas bien ce que ça signifie — mais votre avocat, lui, comprend immédiatement : les lombalgies viennent de sortir de votre indemnisation. Comme si elles n'existaient pas. Comme si l'accident ne les avait jamais causées.
Score de Glasgow : le chiffre noté aux urgences qui peut conditionner toute votre indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 03 MAI 2026
Il a été inscrit dans votre dossier médical en quelques secondes, souvent avant même que vous ne soyez conscient. Un chiffre entre 3 et 15, griffonné par le médecin urgentiste ou le SAMU sur le lieu de l'accident. Vous ne l'avez peut-être jamais vu. Vous ne savez peut-être même pas qu'il existe. Et pourtant, ce chiffre — le score de Glasgow — va peser sur votre dossier d'indemnisation pendant des mois, parfois des années.
Victime polytraumatisée : quand chaque expert ne voit qu'une partie de vos séquelles, c'est votre indemnisation qui se fragmente
Par Joëlle Marteau-Péretié le 02 MAI 2026
Fracture du fémur. Traumatisme crânien léger. Entorse cervicale grave. Syndrome de stress post-traumatique. Lombalgies chroniques. Quand un accident provoque plusieurs lésions distinctes, la victime entre dans une catégorie que le monde médico-légal appelle polytraumatisme — et que le monde assurantiel traite comme une addition arithmétique de séquelles indépendantes.
Délit de fuite : les 5 erreurs qui peuvent ruiner votre dossier d'indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 02 MAI 2026
Vous venez d'être victime d'un délit de fuite, et l'on vous a déjà dit que « ne vous inquiétez pas, le FGAO est là ». C'est juste, mais incomplet. Car entre le moment de l'accident et le versement effectif de votre indemnisation, il existe un parcours semé de pièges où chaque erreur — souvent commise dans les premières heures, par méconnaissance, par stoïcisme ou par épuisement — peut diviser votre indemnisation par deux, voire la supprimer purement et simplement.
FGAO, FGTI, CIVI, SARVI : quel fonds d'indemnisation saisir selon votre situation ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 01 MAI 2026
Vous êtes victime d'un dommage corporel grave, et on vous parle de « fonds de garantie ». Mais lequel ? Le FGAO ? Le FGTI ? La CIVI ? Le SARVI ? Ces sigles se ressemblent, leurs missions se chevauchent en apparence, et leur confusion est l'une des erreurs les plus fréquentes — et les plus coûteuses — que commettent les victimes et parfois même certains professionnels du droit.
Victime fautive : maximisez vos droits
Par Joëlle Marteau-Péretié le 01 MAI 2026
Vous avez eu un accident. Et vous pensez — ou on vous a dit — que vous êtes en partie responsable. Peut-être rouliez-vous un peu vite. Peut-être n'aviez-vous pas tout à fait respecté une priorité. Peut-être étiez-vous à pied et avez-vous traversé hors des clous. Conclusion que beaucoup tirent trop vite : "Je ne toucherai rien, ou presque." C'est faux. Et cette erreur de raisonnement coûte chaque année des dizaines de milliers d'euros à des victimes qui se sont laissé convaincre — souvent par leur propre assureur — qu'elles n'avaient pas vraiment de droits.
Pas de témoin, pas de certificat, plainte tardive, transaction signée : ces dossiers d'indemnisation qu'on croit perdus mais qui ne le sont pas
Par Joëlle Marteau-Péretié le 01 MAI 2026
Vous lisez peut-être ces lignes en pensant que c'est trop tard. Que vous n'avez pas réagi assez vite. Que vous avez fait « la connerie » qu'il ne fallait pas faire. Que vous avez signé trop vite, ou trop tard. Que vous n'avez pas de témoin, pas de plaque, pas de certificat, pas de plainte. Que tout le monde vous a dit, à demi-mot ou explicitement, que votre dossier était mort.
Le FGAO refuse de vous indemniser ou sous-évalue votre préjudice : quels sont vos recours ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 01 MAI 2026
Vous avez constitué votre dossier, attendu des mois, parfois des années, et la réponse du FGAO tombe : refus de garantie, ou pire — une offre d'indemnisation qui ne couvre qu'une fraction de vos préjudices réels. Le sentiment d'injustice est d'autant plus violent que le FGAO est censé être le dernier recours, le filet de sécurité de la solidarité nationale. Beaucoup de victimes, à ce stade, abandonnent. Elles ont tort.
Chirurgie esthétique : complication, résultat raté ou séquelles permanentes — comment obtenir réparation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 30 AVRIL 2026
Vous avez subi une opération de chirurgie esthétique. Le résultat n'est pas celui que vous espériez — ou une complication est survenue, laissant des séquelles que vous n'aviez pas anticipées. Peut-être vous êtes-vous retrouvé avec des cicatrices visibles, une asymétrie, une déformation, des douleurs chroniques, ou une altération de votre apparence qui a bouleversé votre quotidien et votre image de vous-même. Vous avez l'intuition que quelque chose a mal tourné, mais vous ne savez pas si vous avez des droits — ni comment les faire valoir face à votre chirurgien ou à son assureur. Cette page vous explique la différence entre une complication sans faute et une faute médicale indemnisable, quels préjudices peuvent être réparés, et comment construire un dossier solide pour obtenir une indemnisation à la hauteur de ce que vous avez subi.
Blessé sur un chantier non déclaré : vous avez des droits, même sans contrat de travail
Par Joëlle Marteau-Péretié le 29 AVRIL 2026
Vous avez été blessé sur un chantier. Vous travailliez sans contrat signé, sans déclaration, sans bulletin de paie. Et depuis votre accident, vous vous demandez si vous avez le droit de demander quoi que ce soit — ou si votre situation vous oblige à garder le silence. Cette page est faite pour vous. Elle ne juge pas les circonstances dans lesquelles vous travailliez. Elle vous explique ce que la loi prévoit pour vous protéger, quels recours existent concrètement, et comment les mettre en œuvre.
Fonctionnaire blessé en service : ce que l'administration ne vous indemnise pas — et comment obtenir une réparation intégrale
Par Joëlle Marteau-Péretié le 29 AVRIL 2026
Le statut de fonctionnaire est souvent présenté comme une protection supérieure à celle du salarié privé. En matière d'accident, c'est une idée à nuancer sérieusement. Certes, votre traitement est maintenu et vos frais médicaux sont pris en charge — mais l'administration ne vous indemnise pas vos souffrances, pas votre préjudice esthétique, pas la réalité de vos séquelles permanentes, pas votre besoin d'aide humaine au quotidien.
Accident de grutage ou de levage sur chantier : qui est responsable et comment obtenir une indemnisation intégrale
Par Joëlle Marteau-Péretié le 28 AVRIL 2026
Une charge a lâché. Une grue a basculé. Un câble a cédé. Vous étiez au sol, en cabine, ou à portée de la charge — et en quelques secondes, tout a changé. Fractures multiples, traumatisme crânien, lésions dorsales, amputation partielle : les accidents de levage sur chantier figurent parmi les plus graves et les plus mortels du secteur BTP.
Boiterie après un accident : comment faire reconnaître et indemniser un trouble permanent de la marche
Par Joëlle Marteau-Péretié le 27 AVRIL 2026
Depuis votre accident, vous boitez. Peut-être légèrement — quelques centimètres de différence dans la foulée, une douleur qui s'installe après quelques minutes de marche. Peut-être davantage — une claudication visible, l'obligation de vous appuyer sur une canne, l'impossibilité de marcher plus de dix minutes sans vous asseoir. Dans les deux cas, votre vie a changé. Et dans les deux cas, vous avez des droits.
Victime mineure : la transaction signée par les parents reste contestable à la majorité
Par Joëlle Marteau-Péretié le 27 AVRIL 2026
Vous avez eu un accident grave quand vous étiez enfant. Vos parents ont signé un accord avec l'assurance. Vous aviez dix ans, douze ans, quinze ans — vous n'étiez pas en mesure de comprendre ce que cela signifiait, ni de mesurer les conséquences de vos blessures sur votre vie d'adulte. Aujourd'hui vous avez dix-huit ans, ou vous les approchez. Et vous réalisez que les séquelles sont là — une cicatrice invalidante, une limitation fonctionnelle, des douleurs chroniques, des difficultés scolaires ou professionnelles que personne n'avait anticipées. Et que la somme versée par l'assurance à l'époque ne couvre rien de tout cela.
Chute de hauteur sur un chantier BTP : droits et indemnisation du couvreur, charpentier et échafaudeur
Par Joëlle Marteau-Péretié le 26 AVRIL 2026
Vous avez chuté d'un toit, d'un échafaudage ou d'une nacelle sur un chantier. Vous êtes plâtrier, couvreur, charpentier, électricien, peintre en façade. Vous avez des fractures, des séquelles au dos, peut-être des lésions à la moelle épinière. Et depuis votre accident, tout le monde vous répète la même chose : « La Sécurité sociale s'occupe de tout. »
Électrocution sur un chantier BTP : droits et indemnisation de l'électricien, du couvreur et du maçon
Par Joëlle Marteau-Péretié le 26 AVRIL 2026
Vous avez reçu une décharge électrique sur un chantier. Peut-être en touchant un câble non protégé, en travaillant près d'une ligne haute tension, ou en manipulant un engin de levage qui a effleuré un réseau aérien. Peut-être que c'est votre proche qui a été victime, et qu'il est encore hospitalisé. Les électrocutions sur chantier ne sont pas des accidents. Ce sont, dans la quasi-totalité des cas, les conséquences d'un manquement : une habilitation électrique absente, un réseau non consigné, un engin utilisé trop près d'une ligne aérienne, un plan de prévention insuffisant. Quelqu'un a failli à ses obligations. Et cette faute ouvre des droits très précis que la Sécurité sociale ne vous verse pas spontanément.
Épuisement de l'aidant familial : comment faire indemniser votre propre burn-out ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 24 AVRIL 2026
S'occuper d'un proche lourdement handicapé — victime d'un traumatisme crânien, d'une paraplégie ou d'un accident grave — est un acte d'amour qui se transforme trop souvent en un combat épuisant. Au fil des mois, la fatigue s'installe, la vie sociale s'efface et la santé du proche "aidant" vacille. Ce que les compagnies d'assurances oublient souvent de vous dire, c'est que votre dévouement a un prix juridique. En droit du dommage corporel, vous n'êtes pas seulement un soutien : vous êtes une victime par ricochet. Votre épuisement, votre isolement et votre perte de qualité de vie constituent un préjudice spécifique et indemnisable, distinct de celui de la victime principale. Découvrez dans ce dossier comment sortir de l'ombre de l'accident, faire reconnaître votre "burn-out" par l'expertise médicale et obtenir la réparation financière nécessaire pour votre propre reconstruction.
ESPT après accident : tout savoir sur l'expertise psychiatrique pour obtenir une indemnisation juste
Par Joëlle Marteau-Péretié le 24 AVRIL 2026
Vous avez survécu à l'accident. Vous vous êtes battu contre la douleur physique, les hospitalisations, les semaines d'arrêt de travail. Et maintenant, on vous convoque chez un expert psychiatre désigné par l'assurance. Un médecin qui ne va pas ausculter votre genou ou mesurer votre cicatrice — mais qui va évaluer votre état mental, vos nuits hachées, vos flashbacks, votre incapacité à reprendre le volant ou à vous retrouver dans un espace encombré.
Accident mortel : que faire quand on est le proche d'une victime décédée ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 24 AVRIL 2026
Vous venez d'apprendre la nouvelle. Un accident. Et votre proche n'a pas survécu. Il n'existe pas de mots pour décrire ce que vous traversez en ce moment. Le choc, l'incrédulité, cette impression que le monde continue de tourner alors que le vôtre vient de s'arrêter. Et pourtant, très vite — trop vite — des démarches vont s'imposer à vous. Des appels à passer, des formulaires à remplir, des décisions à prendre alors que vous n'êtes pas en état de le faire. Des assureurs vont prendre contact. Des délais vont commencer à courir sans que vous le sachiez.
Ce que les assureurs osent faire quand vous êtes victime — et comment ne pas en être la cible
Par Joëlle Marteau-Péretié le 23 AVRIL 2026
Un accident grave, et c'est toute une vie qui bascule. La douleur, l'angoisse, les séquelles, les nuits sans sommeil, les proches qui regardent sans savoir comment aider. Et au bout du couloir : un courrier de l'assureur. Propre, chiffré, rassurant en apparence.
Préjudice d'attente et d'inquiétude : le droit trop souvent ignoré des proches de victimes d'accident
Par Joëlle Marteau-Péretié le 23 AVRIL 2026
Votre conjoint, votre enfant, votre parent vient d'être victime d'un accident grave. Pendant des heures — parfois des jours — vous n'avez pas su s'il allait survivre. Vous avez attendu devant une salle de réanimation, le téléphone dans les mains, sans pouvoir rien faire. Cette attente-là, cette angoisse insupportable, ce basculement brutal de votre vie : le droit la reconnaît. Elle est indemnisable. Et pourtant, les assureurs ne vous en parlent jamais.
Vers la fin de la « faute simple » ? Le tournant historique du 29 mai 2026
Par Joëlle Marteau-Péretié le 23 AVRIL 2026
Le monde du droit du dommage corporel retient son souffle. Le 29 mai 2026, l’Assemblée plénière de la Cour de cassation — sa formation la plus solennelle — rendra son arrêt dans l'affaire au pourvoi n°23-20.005. L’enjeu est vertigineux : redéfinir la place de la victime dans le processus d'indemnisation et, peut-être, mettre fin à une sévérité centenaire.
Indemnisation après un accident : comment les assureurs misent sur votre épuisement pour vous faire abandonner
Par Joëlle Marteau-Péretié le 23 AVRIL 2026
Vous venez d'avoir un accident. Vous êtes blessé, peut-être durablement. Votre vie professionnelle est suspendue. Votre vie personnelle est bouleversée. Et au milieu de tout cela, il vous faut affronter une procédure d'indemnisation avec une compagnie d'assurance dont les équipes sont formées, outillées et motivées financièrement pour que vous obteniez le moins possible.
Assurances et pièges méconnus : refus d’indemnisation, état antérieur, fausse déclaration
Par Joëlle Marteau-Péretié le 22 AVRIL 2026
Lorsqu’une victime d’accident se tourne vers son assurance, elle s’attend à un processus clair, transparent et orienté vers la réparation. La réalité est bien différente. Les compagnies d’assurance ne sont pas des organismes de solidarité : ce sont des entreprises dont l’objectif premier est de limiter les coûts. Et pour y parvenir, elles disposent d’une panoplie de mécanismes, parfois subtils, parfois brutaux, mais toujours efficaces lorsqu’une victime n’est pas accompagnée.
Offre d'indemnisation reçue : comment vérifier qu'elle est juste avant de répondre
Par Joëlle Marteau-Péretié le 22 AVRIL 2026
Vous avez reçu une offre d'indemnisation de l'assureur. Elle est chiffrée, présentée dans un courrier officiel, et assortie d'un délai de réponse. La tentation est grande d'accepter — par fatigue, par besoin d'argent, ou simplement parce que le document semble sérieux.
Lombalgies post-traumatiques sans hernie : comment faire reconnaître l'invisible et obtenir une indemnisation juste
Par Joëlle Marteau-Péretié le 22 AVRIL 2026
Mal de dos persistant après un accident, IRM normale, assureur qui minimise : le guide pour faire valoir un préjudice que personne ne veut voir. Vous avez eu un accident il y a quelques mois. Votre dos vous fait mal depuis, chaque jour. Vous avez passé une IRM, un scanner, peut-être plusieurs. Les comptes rendus disent à peu près la même chose : « pas de lésion discale significative », « aspect dégénératif banal pour l'âge », « pas d'anomalie en lien avec un traumatisme ». Et pourtant, la douleur est bien là. Vous ne dormez plus comme avant, vous ne portez plus vos enfants, vous avez renoncé au sport, vous ne vous asseyez plus plus de vingt minutes sans souffrir.
Expertise médicale : comment vous comporter face à l'expert ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 22 AVRIL 2026
La veille de l'expertise médicale, une même question tourne en boucle dans la tête de la plupart des victimes : « Vais-je en faire trop, ou pas assez ? ». Cette fébrilité est parfaitement légitime. Après des mois, parfois des années de lutte pour retrouver une vie normale, tout va se jouer en deux heures d'entretien avec un médecin que vous ne connaissez pas, dans un cabinet qui n'est pas le vôtre, face à une grille d'évaluation que vous ne maîtrisez pas...
Séquelles invisibles après un accident : ce que les assureurs s'efforcent de ne pas voir
Par Joëlle Marteau-Péretié le 21 AVRIL 2026
Un accident grave bouleverse une vie en quelques secondes. Si les blessures visibles attirent immédiatement l’attention, les séquelles invisibles – douleurs chroniques, troubles psychologiques ou cognitifs – restent souvent dans l’ombre. Pourtant, ce sont elles qui impactent le plus durablement la qualité de vie des victimes.
Attestations de proches : quelle valeur pour prouver vos préjudices après un accident ?
Par Joëlle Marteau-Péretié le 21 AVRIL 2026
Vous avez eu un accident. Votre vie a basculé. Vous ne dormez plus, vous ne pouvez plus conduire, vous n'arrivez plus à jouer avec vos enfants, votre conjoint a tout réorganisé pour compenser vos limitations. Votre entourage est le témoin quotidien de ce que vous traversez — et ses yeux valent de l'or dans un dossier d'indemnisation. Pourtant, quand on évoque les preuves des préjudices corporels, on pense d'abord aux certificats médicaux, aux comptes rendus d'imagerie, aux bulletins de salaire. Les attestations de proches ? Trop souvent négligées, mal rédigées, ou pire : jamais produites. C'est une erreur qui peut coûter des dizaines de milliers d'euros.
Aide familiale gratuite : l’assureur ne doit pas profiter de la solidarité de vos proches
Par Joëlle Marteau-Péretié le 21 AVRIL 2026
L'indemnisation du besoin en tierce personne est un droit fondamental de la victime directe d’un accident. Une règle d’or prévaut en droit du dommage corporel : l’aide apportée par vos proches ne doit jamais réduire votre indemnisation au profit de l’assureur. Que l'assistance soit fournie par un professionnel ou par votre famille de manière bénévole, elle représente une valeur économique qui doit vous être intégralement reversée.
La Preuve du Préjudice Corporel : Le Guide Ultime pour Obtenir une Juste Indemnisation
Par Joëlle Marteau-Péretié le 21 AVRIL 2026
Le lendemain d'un accident, qu'il s'agisse d'une collision routière, d'une chute dans un lieu public ou d'une agression, la victime se retrouve plongée dans un paradoxe douloureux. D’un côté, il y a l’évidence de la souffrance : la jambe plâtrée, les nuits sans sommeil, l’incapacité à reprendre le travail ou la douleur morale de voir son quotidien bouleversé. De l’autre, il y a la froideur de la procédure administrative et juridique. Pour les compagnies d’assurance et les tribunaux, une douleur qui ne peut être prouvée est une douleur qui n’existe pas.

