Cette page ne traite donc pas des montants d'indemnisation ou des textes de loi. Elle répond à une autre question, tout aussi essentielle : comment s'organiser au quotidien après un accident grave, à l'hôpital puis de retour à la maison, avec sa famille, son travail, sa douleur, pour ne pas s'effondrer en chemin.
Comprendre l'impact d'un accident grave sur le quotidien
Les premières semaines : du choc à la réorganisation nécessaire
Les premières semaines après un accident grave sont souvent floues : on passe d'un service à l'autre, on voit défiler des médecins, et pourtant la vie "normale" continue tout autour (factures, enfants, travail, obligations).
Vous pouvez avoir le sentiment que tout vous échappe : horaires imposés, informations médicales complexes, décisions à prendre alors que vous êtes fatigué ou sous traitements.
À lire : Accident, douleurs, solitude administrative : comment ne pas se faire broyer par la machine assurantielle
Accepter que cette période soit chaotique est déjà un premier pas : il est normal de ne pas tout maîtriser, de se sentir dépassé, de ne pas retenir tout ce que les médecins expliquent. L'enjeu des premiers temps n'est pas de tout comprendre, mais de survivre à la tempête, en mettant en place quelques repères simples qui vous aideront ensuite à reprendre la main.
Ce que cet article va vraiment vous apporter
L'objectif de cette page est de vous donner des repères très concrets pour :
- Vous organiser à l'hôpital sans vous épuiser
- Préserver au mieux vos proches
- Préparer le retour à la maison
- Gérer la rééducation, la fatigue et la douleur au quotidien
- Maintenir un lien raisonnable avec le travail ou les études
- Savoir quand demander de l'aide, médicale, sociale ou juridique
Vous trouverez ici des conseils pratiques pour gérer votre quotidien. Pour tout ce qui concerne vos droits juridiques, les montants d'indemnisation, les préjudices corporels ou les recours contre les assurances, d'autres pages du site sont spécifiquement dédiées à ces questions.

L'hospitalisation : s'organiser sans s'épuiser
Le parcours hospitalier type après un accident grave
Après un accident grave, le parcours hospitalier suit souvent plusieurs étapes :
- Un passage aux urgences, parfois suivi d'une réanimation ou de soins intensifs
- Un service de spécialité (orthopédie, neurologie, traumatologie, etc.) pour la phase aiguë
- Un éventuel transfert vers un service de rééducation ou un centre spécialisé
Chaque changement de service apporte de nouveaux interlocuteurs, de nouveaux horaires, un nouveau fonctionnement. Pour vous comme pour vos proches, cela peut être très déstabilisant. Tenir un petit carnet où noter les noms des médecins, le service, les informations importantes, permet déjà de retrouver un peu de contrôle et de continuité.
Lire aussi : Dépression, stress post-traumatique, anxiété : Comment prouver les préjudices psychiques après un accident ?
Questions essentielles à poser à l'équipe médicale
Quand on est fatigué, on oublie vite ce qu'on voulait demander. Vous pouvez préparer une liste courte de questions clés, par exemple :
- Combien de temps, à peu près, vais-je rester dans ce service ?
- Quelles sont les prochaines grandes étapes (nouveaux examens, opérations, rééducation) ?
- Qui est la personne référente dans l'équipe médicale à qui mes proches peuvent s'adresser ?
- Y a-t-il des points particuliers à surveiller dans les prochains jours (douleurs, fièvre, signes inhabituels) ?
Il ne s'agit pas de tout comprendre en détail, mais de savoir où vous en êtes, ce que vous pouvez attendre et à qui parler en priorité.

Organiser les visites et la présence des proches
Les proches veulent souvent être très présents, parfois tous en même temps. Sur la durée, cela peut devenir épuisant pour vous comme pour eux. Quelques pistes :
- Définir des créneaux de visite, plutôt que des allers-retours constants
- Désigner un proche "référent" qui suit de près les informations médicales et les communique au reste de la famille
- Limiter les visites aux moments où vous êtes le plus en forme (par exemple l'après-midi plutôt que très tôt le matin)
N'hésitez pas à dire que vous êtes trop fatigué pour recevoir du monde : se préserver n'est pas de l'égoïsme, c'est une nécessité médicale et psychologique.
Gérer les contraintes pratiques du quotidien
Un accident grave ne met pas en pause les obligations du quotidien. Le conjoint ou les proches doivent souvent jongler entre :
- Les trajets jusqu'à l'hôpital (temps, fatigue, coût)
- La garde des enfants et la gestion de l'école
- Les tâches de la maison (courses, linge, repas)
Il peut être utile de faire une liste des tâches incontournables et de les répartir entre plusieurs personnes : famille élargie, amis proches, voisins. Certaines communes, associations ou services d'aide à domicile peuvent intervenir ponctuellement pour du ménage, de la garde d'enfant ou d'autres coups de main pratiques. L'important est de ne pas laisser une seule personne porter tout le fardeau.
Lire aussi : Accident et arrêt de travail : « Comment vais-je payer mes factures et protéger ma famille ? »
Protéger sa famille et ses proches
Comment parler de l'accident à ses enfants
Les enfants perçoivent très vite que quelque chose de grave s'est passé. Les laisser dans le flou peut parfois être plus angoissant que de leur dire la vérité avec des mots adaptés à leur âge. Vous pouvez, par exemple :
- Expliquer simplement ce qui s'est passé ("Il y a eu un accident, le corps est abîmé mais les médecins s'occupent de moi")
- Éviter les promesses que vous n'êtes pas sûr de pouvoir tenir ("Tout sera comme avant très vite")
- Laisser les enfants poser leurs questions, sans les forcer à parler s'ils n'y arrivent pas encore
Avec les adultes, l'enjeu est souvent d'éviter deux excès : minimiser ("Ce n'est rien, ça ira vite mieux") ou dramatiser ("C'est fichu"). Dire "je ne sais pas encore, on attend des précisions" est parfois la réponse la plus honnête.
À lire : Tout savoir sur les victimes indirectes et leurs droits
Filtrer les sollicitations pour préserver son énergie
Après un accident grave, tout le monde veut des nouvelles. Entre les messages, les appels, les visites, cela peut vite devenir accablant. Vous pouvez :
- Confier à un proche le soin de centraliser les informations et d'envoyer des nouvelles régulières via un groupe de messagerie
- Définir certains créneaux où vous ne répondez ni au téléphone ni aux messages
- Oser dire que vous préférez des messages écrits à des appels pour pouvoir répondre quand vous êtes disponible
Votre énergie est limitée. La réserver pour votre santé, vos soins et quelques échanges vraiment importants est une forme de protection.
Éviter l'épuisement des aidants
Les aidants (conjoint, parents, enfants adultes, amis proches) sont souvent eux aussi en grande détresse, mais ils le montrent moins. Ils cumulent : inquiétude, charge mentale, démarches administratives, travail, présence auprès de vous.
Pour éviter leur épuisement :
- Répartissez les rôles (qui vient à l'hôpital, qui gère les papiers, qui s'occupe des enfants)
- Acceptez l'aide proposée par l'entourage, même pour des choses simples (courses, repas, trajets)
- Si possible, prévoyez des temps de "relâche" où un aidant peut souffler quelques heures ou quelques jours
Un aidant épuisé, c'est un accident supplémentaire en quelque sorte. Préserver ceux qui vous entourent fait partie de votre propre prise en charge.
Préparer le retour à domicile
Passer en revue le logement avant la sortie
Le retour à la maison est souvent attendu comme une délivrance, mais il peut se transformer en épreuve si rien n'a été anticipé. Avant la sortie :
- Pensez aux accès (escaliers, marches, ascenseur ou non)
- Vérifiez la salle de bain : baignoire ou douche, hauteur, stabilité, présence de barres d'appui
- Réfléchissez à l'emplacement du couchage (étage ou rez-de-chaussée, proximité des toilettes, largeur des portes)
L'objectif n'est pas de transformer tout de suite le logement, mais d'identifier les principaux obstacles et de voir comment les contourner à court terme.
Adapter temporairement la maison
Dans un premier temps, des solutions simples peuvent suffire, par exemple :
- Installer un lit au rez-de-chaussée si monter les escaliers est difficile
- Utiliser un siège de douche et un tapis antidérapant
- Déplacer certains meubles pour faciliter le passage avec des béquilles ou un fauteuil
Plus tard, selon l'évolution de votre état et les conseils des professionnels (kiné, ergothérapeute, médecin), des aménagements plus durables du logement pourront être envisagés. Il est souvent prudent d'attendre un peu avant de réaliser des travaux importants.
Organiser les aides humaines au quotidien
Au retour à domicile, les besoins d'aide peuvent être multiples :
- Pour la toilette, l'habillage, les déplacements
- Pour les repas, le ménage, les courses
- Pour les rendez-vous médicaux et la rééducation
Vous pouvez combiner l'entraide familiale et amicale avec des aides professionnelles à domicile (auxiliaires de vie, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.). Même si les modalités de financement dépendent de votre situation, l'idée ici est de vous aider à identifier concrètement ce dont vous avez besoin et à éviter que tout repose sur une seule personne.
Lire aussi : Assistance par tierce personne : pourquoi l’aide familiale gratuite doit être indemnisée intégralement
Construire une routine réaliste
Les journées peuvent vite devenir une succession de soins, de rendez-vous, de coups de téléphone, au point d'étouffer. Pour retrouver un peu de stabilité, vous pouvez :
- Élaborer un planning simple de la semaine, avec les rendez-vous fixes
- Prévoir chaque jour un temps de repos réel, sans écran ni sollicitations
- Répartir les démarches administratives sur plusieurs jours plutôt que tout concentrer sur une seule journée
- Garder des moments réservés à la vie de famille, même courts (repas, jeux avec les enfants, temps calme)
Une routine réaliste n'est pas une prison, c'est une structure qui vous aide à tenir.
Gérer la rééducation et la fatigue
Composer avec les séances de rééducation
La rééducation est souvent longue, avec des séances régulières chez le kinésithérapeute, l'ergothérapeute, parfois l'orthophoniste, le psychologue. Cela peut représenter beaucoup de déplacements. Pour mieux le vivre :
- Regroupez, si possible, certains rendez-vous sur les mêmes jours
- Prévoyez un temps de repos avant et après les séances les plus fatigantes
- Informez les thérapeutes de vos limites (douleur, fatigue) pour adapter progressivement l'intensité
L'objectif n'est pas de "tenir coûte que coûte", mais d'avancer à un rythme soutenable sur la durée.
Tenir un carnet de suivi médical
Un simple cahier ou un document numérique peut devenir un outil précieux. Vous pouvez y noter :
- L'intensité de vos douleurs et de votre fatigue
- Les gestes ou activités qui posent problème au quotidien
- Les progrès, même minimes, ainsi que les jours "sans"
Ce carnet vous aide à mieux préparer les rendez-vous avec les médecins : plutôt que de dire "ça ne va pas", vous pouvez donner des exemples précis de ce qui vous gêne dans la vie de tous les jours. C'est utile à la fois pour adapter les soins et, plus tard, pour décrire l'impact réel de l'accident lors de l'expertise médicale.
À lire : Constituer un solide dossier d'indemnisation
Reconnaître les signes de surmenage
À force de vouloir "revenir comme avant", on prend parfois des risques :
- Douleurs qui augmentent franchement après certaines activités
- Épuisement constant, sommeil non réparateur
- Irritabilité, crises de larmes, repli sur soi, perte d'envie pour tout
Ces signes ne veulent pas dire que vous êtes "faible" ou "dépressif de nature". Ils montrent que ce que vous vivez est lourd et que votre corps et votre esprit ont besoin de soutien. En parler à un médecin ou à un psychologue n'est pas un aveu d'échec, c'est une démarche de soin à part entière.
Vivre avec la douleur au quotidien
Mettre en place un journal de la douleur
La douleur est souvent fluctuante, difficile à décrire. Un "journal de la douleur" peut vous aider à y voir plus clair :
- Notez l'intensité (par exemple de 0 à 10) à différents moments de la journée
- Indiquez ce que vous faisiez juste avant (marche, station debout, tâche ménagère, trajet en voiture)
- Repérez ce qui soulage un peu (repos, changement de position, chaleur, froid, médicaments)
Ce n'est pas seulement utile pour les médecins. Cela vous permet aussi d'organiser vos journées autour des périodes où vous êtes le moins diminué par la douleur.
Adapter ses journées à la douleur
Vivre avec une douleur chronique oblige à revoir ses attentes :
- Au lieu de vouloir "tout faire comme avant", choisissez 2 ou 3 priorités par jour
- Fractionnez les tâches : mieux vaut faire le ménage en plusieurs fois que tout d'un bloc
- Prévoyez des pauses avant d'être au bout du rouleau, pas seulement après
Ce n'est pas renoncer à vivre, c'est ajuster votre façon de faire pour éviter que la douleur ne prenne toute la place.
Faire comprendre une douleur invisible
La douleur n'est pas toujours visible. Vous pouvez paraître "en forme" alors que chaque geste vous coûte. Pour éviter les malentendus :
- Expliquez ce que vous ressentez avec des images concrètes ("comme un étau", "comme un poids lourd sur la jambe")
- Donnez des exemples de ce que vous pouvez faire une fois mais pas répéter
- Rappelez que votre niveau de douleur peut changer d'un jour à l'autre, sans que vous le décidiez
Lire aussi : Souffrances Invisibles : L’Immense Scandale de l’Indemnisation Trop Faible des Victimes
Cela aide vos proches à comprendre pourquoi vous devez parfois renoncer à certaines activités au dernier moment. Si vous avez subi un traumatisme crânien, ces explications sont d'autant plus importantes car les séquelles sont souvent invisibles.
Maintenir un lien avec le travail ou les études
Informer son employeur sans tout dévoiler
Vous n'êtes pas obligé de raconter tous les détails médicaux à votre employeur ou à votre établissement. En revanche, il est utile d'expliquer :
- Que l'accident a été grave et nécessite une prise en charge prolongée
- Que la durée de l'arrêt de travail ou de l'interruption d'études peut être amenée à évoluer
- Que des aménagements seront peut-être nécessaires à la reprise (horaires, poste, conditions)
À lire également : Aménagement de poste après un accident : Procédure et solutions pour le maintien dans l'emploi
Vous pouvez vous faire aider par votre médecin traitant ou le médecin du travail pour définir ce qui est pertinent de dire, et ce qui relève de votre intimité.
À lire : Impact des troubles cognitifs sur la vie professionnelle : cas pratiques
Maintenir un lien raisonnable pendant l'arrêt
Un lien minimal peut faciliter le retour, mais il ne doit pas devenir une pression :
- Convenez d'un mode de contact raisonnable (par mail ou par téléphone à intervalles espacés)
- Refusez les sollicitations qui ressemblent à une reprise déguisée (demande de venir "faire un point" alors que vous êtes en arrêt)
- Si vous ne vous sentez pas en mesure de répondre seul à certaines questions, demandez conseil à votre médecin ou à un professionnel du droit
Votre priorité reste votre santé, même si vous tenez beaucoup à votre travail ou à vos études. Si vous avez été victime d'un accident du travail, des règles spécifiques s'appliquent.
Lire auissi : Accident Auto-Entrepreneur : Comment Obtenir Votre Vraie Indemnisation en 2026
Réfléchir aux aménagements ou à une reconversion
Sans tirer de conclusion trop hâtive, vous pouvez progressivement vous demander :
- Quelles tâches vous semblent aujourd'hui très difficiles ou impossibles à reprendre
- Quels aménagements pourraient vous aider (poste plus sédentaire, moins de port de charges, télétravail partiel, temps partiel, etc.)
- Si votre métier est compatible avec vos limitations à long terme
Si, dans le temps, l'idée d'une reconversion s'impose, cela pourra être abordé avec des professionnels (médecin du travail, conseillers, éventuellement avocat à Lille pour l'aspect droits et indemnisation).
Ne pas rester seul : les ressources disponibles
S'appuyer sur les professionnels de santé
Les aides aux accidentés sont nombreuses dans le système français. Votre médecin traitant peut devenir un allié de longue durée : c'est lui qui vous suit dans le temps, coordonne les spécialistes, renouvelle les traitements, repère les difficultés nouvelles.
À l'hôpital, les assistants sociaux peuvent vous informer sur :
- Les aides possibles à domicile
- Certains dispositifs sociaux
- Les démarches à engager auprès de différents organismes
Même si les explications paraissent complexes, il est important de savoir que vous n'êtes pas censé "tout gérer seul".
L'utilité des associations de victimes
Certaines associations de victimes d'accidents, de traumatisés crâniens, de blessés médullaires, de victimes d'accidents du travail, etc., proposent :
- Des informations pratiques, adaptées à votre situation
- Des groupes de parole, en présentiel ou en ligne
- Des permanences juridiques ou sociales
Échanger avec des personnes qui ont vécu des situations proches de la vôtre peut vous aider à vous sentir moins isolé et à trouver des astuces concrètes auxquelles vous n'auriez pas pensé.
À lire : Accident grave : comment les assurances minimisent les séquelles invisibles pour réduire les indemnisations
Quand consulter un avocat spécialisé
Même si cette page se concentre sur le quotidien, la réalité est que vos choix de tous les jours (ce que vous acceptez de signer, ce que vous déclarez, la façon dont vous décrivez vos difficultés) peuvent avoir des conséquences sur votre indemnisation future.
Vous pouvez envisager de consulter un avocat spécialisé en dommage corporel notamment si :
- Vous recevez des courriers d'assurance que vous ne comprenez pas
- On vous propose de signer une offre ou une transaction alors que vous vous sentez encore très loin d'être stabilisé
- Vous avez le sentiment qu'on minimise vos difficultés, que ce soit au niveau médical, professionnel ou assurantiel
Un premier échange permet souvent de clarifier la situation et de savoir si un accompagnement juridique est opportun dès maintenant ou plus tard. Pour en savoir plus sur les honoraires d'avocat, n'hésitez pas à consulter notre page dédiée.
Bon à savoir : Indemnisation des accidentés : Avocat ou pas avocat ? La différence chiffrée qui fait tout
Faire le point sur sa situation
Ai-je besoin d'aide supplémentaire ?
Vous pouvez vous demander régulièrement :
- Est-ce que je me sens débordé presque tous les jours ?
- Est-ce que mes proches sont épuisés ou à bout ?
- Est-ce que certaines tâches deviennent dangereuses (chutes, accidents domestiques, erreurs de médicaments) ?
Si la réponse est souvent "oui", c'est un signal qu'il faut chercher davantage d'aide (médicale, sociale, humaine) pour ne pas mettre votre santé ou celle de vos proches en danger.
Comment savoir si ma situation mérite un accompagnement juridique ?
Quelques questions peuvent vous guider :
- Est-ce qu'un assureur me contacte déjà, me demande des documents, me propose une avance, une offre ?
- Est-ce que je me reconnais dans les difficultés décrites ici (douleurs persistantes, impossibilité de reprendre mon travail comme avant, besoin d'aide au quotidien) ?
- Est-ce que je me sens dépassé par les aspects administratifs ou par les délais ?
Si vous cochez plusieurs de ces cases, il est légitime de chercher un conseil spécialisé pour comprendre vos droits et vos options. Consultez notre page sur l'indemnisation des victimes d'accidents pour mieux comprendre vos droits.
Lire aussi : La Tierce Personne à vie : Comment 1% de différence sur le Taux de Capitalisation peut vous faire perdre 200 000 € sur votre rente
Préparer un rendez-vous avec un professionnel
Avant un rendez-vous important, avec un médecin ou un avocat, vous pouvez :
- Lister les situations du quotidien qui vous posent problème (se lever, se laver, sortir, vous concentrer, porter quelque chose, monter les escaliers, etc.)
- Préparer les documents utiles (comptes-rendus médicaux, arrêts de travail, lettres d'assurance, compte rendu de rééducation)
- Noter vos questions, même si elles vous paraissent "bêtes" ou trop simples
Votre réalité, c'est votre vie de tous les jours. C'est à partir de cette réalité que les professionnels peuvent vous aider à la fois à mieux vivre votre quotidien et, le cas échéant, à faire reconnaître vos droits.
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Foire Aux Questions (FAQ)
Combien de temps dure généralement la période de récupération après un accident grave ?
Il n'existe pas de réponse unique. La durée dépend de la nature et de la gravité de vos blessures. Certaines personnes retrouvent une autonomie en quelques mois, d'autres nécessitent plusieurs années de rééducation. L'important est d'avancer à votre rythme, sans vous comparer aux autres. Votre médecin traitant et votre équipe de rééducation pourront vous donner des repères plus précis selon votre situation.
Comment gérer financièrement la période d'arrêt de travail ?
Pendant votre arrêt, vous percevrez des indemnités journalières de la Sécurité sociale et, selon votre situation, de votre employeur ou de votre prévoyance. Si vous rencontrez des difficultés financières, l'assistant social de l'hôpital peut vous aider à identifier les aides disponibles. Dans certains cas, vous pouvez également demander une provision sur indemnisation auprès de l'assurance responsable de l'accident.
Dois-je obligatoirement accepter l'expertise médicale proposée par l'assurance ?
Oui, vous devez vous présenter à l'expertise médicale amiable, mais vous avez le droit de vous faire assister par un médecin de votre choix (appelé médecin-conseil de victime). Cette assistance est fortement recommandée car elle permet de défendre vos intérêts et de garantir que tous vos préjudices soient bien pris en compte.
Que faire si l'assurance ne répond plus à mes courriers ?
Le silence de l'assurance n'est malheureusement pas rare. Relancez-la par courrier recommandé avec accusé de réception en rappelant vos demandes précédentes et les délais légaux. Si le silence persiste, consultez rapidement un avocat spécialisé qui pourra entamer les démarches nécessaires pour débloquer votre dossier.
Comment savoir si je dois accepter ou refuser l'offre d'indemnisation ?
Ne signez jamais une offre sans l'avoir fait analyser par un professionnel indépendant (avocat spécialisé en dommage corporel). Les offres des assurances sont souvent très inférieures à ce que vous pourriez obtenir. Prenez le temps de la réflexion, vous disposez généralement de 15 jours pour accepter ou refuser une offre.
Puis-je reprendre le travail à temps partiel thérapeutique ?
Oui, le temps partiel thérapeutique est possible après accord de votre médecin traitant et du médecin-conseil de la Sécurité sociale. C'est souvent une bonne solution pour reprendre progressivement une activité tout en poursuivant vos soins. Votre employeur doit accepter cet aménagement, sauf impossibilité justifiée.
Comment expliquer mes difficultés invisibles à mon entourage ?
Les séquelles invisibles (fatigue chronique, troubles cognitifs, douleurs) sont parmi les plus difficiles à faire comprendre. Utilisez des comparaisons concrètes, tenez un journal de vos symptômes que vous pourrez montrer, et n'hésitez pas à diriger vos proches vers des associations ou des documents d'information qui expliquent ces difficultés.
Combien de temps ai-je pour faire valoir mes droits après un accident ?
Les délais de prescription varient selon le type d'accident. Pour un accident de la circulation, vous disposez généralement de 10 ans. Pour un accident médical, le délai est de 10 ans à compter de la consolidation. Il est toutefois préférable d'agir rapidement pour ne pas perdre de preuves et pour faciliter votre indemnisation.
Bibliographie et ressources complémentaires
Textes juridiques de référence
- Loi n°85-677 du 5 juillet 1985 dite "loi Badinter" relative à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation
- Code de la sécurité sociale - Articles L.434-1 et suivants (accidents du travail)
- Nomenclature Dintilhac - Référentiel des préjudices corporels
Ouvrages recommandés
- "L'indemnisation du dommage corporel" - Philippe Brun, Éditions Litec
- "Guide pratique de l'expertise en responsabilité médicale et réparation du dommage corporel" - Gérard Mémeteau, Éditions LexisNexis
- "La réparation intégrale du préjudice corporel" - François Chabas, Éditions Dalloz
Sites et organismes utiles
- France Victimes - www.france-victimes.fr - Réseau d'aide aux victimes
- AFTC (Association des Familles de Traumatisés Crâniens) - Information et soutien aux victimes de traumatisme crânien
- APF France Handicap - Accompagnement des personnes en situation de handicap
- Service-Public.fr - Informations sur les droits et démarches administratives
- Fédération Française de l'Assurance - www.ffa-assurance.fr - Information sur les assurances
Pages du site à consulter
Pour approfondir certains aspects juridiques et pratiques de votre situation :


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