Un os cassé se voit sur la radiographie et consolide en quelques semaines. Un nerf écrasé, étiré ou sectionné ne se voit sur aucune image, et sa récupération se compte en mois, parfois en années, sans que personne ne puisse dire au départ jusqu'où elle ira. C'est ce qui fait de la lésion d'un nerf périphérique — nerf radial, ulnaire, sciatique, fibulaire — l'une des séquelles les plus mal indemnisées : consolidée trop tôt, cotée sur la seule paralysie du jour, sans ses composantes sensitives, douloureuses et fonctionnelles. Cette page ne traite ni du plexus brachial du motard, ni du canal carpien, ni de la moelle épinière, qui ont chacun leur page : elle traite du tronc nerveux lésé au passage d'une fracture, d'une luxation, d'une plaie ou d'une immobilisation.
📌 En bref. Un nerf périphérique lésé lors d'un accident — radial après une fracture de l'humérus, fibulaire après une fracture de jambe ou un plâtre, sciatique après une fracture du bassin — repousse d'environ 1 mm par jour : le résultat définitif ne se juge pas avant douze à dix-huit mois, sur des électromyogrammes successifs, et la consolidation ne doit pas être fixée avant ce bilan ni avant l'éventuelle chirurgie palliative (transfert tendineux). L'expertise cote spontanément la paralysie ; elle oublie la perte de sensibilité et la douleur neuropathique, qui pèsent autant dans le déficit fonctionnel permanent, l'incidence professionnelle et les dépenses futures (orthèses à vie). Le responsable de l'accident répond aussi des lésions nerveuses causées par les soins qu'il a rendus nécessaires (plâtre, ostéosynthèse). Le tableau des quatre nerfs les plus touchés résume signes et séquelles.
Un nerf n'est pas un os : trois degrés de lésion, trois destins
Les chirurgiens classent les lésions nerveuses selon ce qui est atteint dans le nerf (classifications de Seddon et de Sunderland). Cette classification n'est pas un détail technique : elle commande le pronostic, le délai de récupération et, par ricochet, la date de consolidation qu'il est raisonnable d'accepter.
| Degré de lésion | Ce qui est atteint | Mécanisme typique | Récupération attendue |
|---|---|---|---|
| Neurapraxie | La gaine conductrice seule ; l'axone est intact | Compression brève : plâtre serré, position prolongée, garrot | Complète, en quelques jours à quelques semaines |
| Axonotmésis | L'axone est rompu, les enveloppes sont conservées | Étirement ou écrasement : fracture déplacée, luxation | Repousse guidée, environ 1 mm par jour ; souvent bonne mais lente et parfois incomplète |
| Neurotmésis | Le nerf est sectionné ou déchiré, enveloppes comprises | Plaie, fracture ouverte, fragment osseux tranchant | Aucune récupération sans chirurgie (suture, greffe) ; résultat toujours partiel |
Le chiffre à retenir est celui de la vitesse de repousse : de l'ordre d'un millimètre par jour. Un nerf radial lésé au milieu du bras doit repousser sur vingt à trente centimètres avant d'atteindre les muscles de la main : le premier signe de récupération ne peut pas apparaître avant plusieurs mois, et le résultat définitif ne se juge pas avant dix-huit mois. Une expertise qui fixe la consolidation à six mois sur un nerf qui repousse transfère mécaniquement une partie du dommage vers un taux de déficit permanent sous-évalué — ou, à l'inverse, consolide une paralysie qui aurait récupéré, ce que l'assureur ne manquera pas de faire valoir plus tard.
💡 Le degré de lésion ne se devine pas à l'examen. Une main tombante après une fracture de l'humérus peut relever d'une simple contusion du nerf ou d'une section par le fragment osseux : la présentation clinique est la même le premier jour. Seuls l'électromyogramme réalisé à distance (à partir de la troisième ou quatrième semaine), sa répétition et, le cas échéant, l'exploration chirurgicale tranchent. Ces examens datés sont les pièces maîtresses de votre dossier.
Les quatre nerfs que l'accident touche le plus souvent
| Nerf | Lésion qui le blesse | Ce que la victime constate | Séquelle si la récupération est incomplète |
|---|---|---|---|
| Nerf radial (bras) | Fracture de la diaphyse de l'humérus, dans 8 à 15 % des cas ; plaie du bras | « Main tombante » : impossibilité de relever le poignet et les doigts, perte de sensibilité du dos de la main | Main peu fonctionnelle malgré des doigts mobiles ; transfert tendineux si échec ; orthèse de poignet |
| Nerf ulnaire (coude) | Fracture ou luxation du coude, plaie de l'avant-bras | Fourmillements des deux derniers doigts, faiblesse de la pince, « griffe » des doigts | Perte de force de la main, maladresse, douleurs au coude ; atteinte majeure pour tout métier manuel |
| Nerf fibulaire commun (col du péroné) | Fracture de jambe, luxation du genou, compression par un plâtre ou une position prolongée | « Steppage » : le pied ne se relève plus, la victime lève haut le genou pour ne pas accrocher le sol, chutes | Releveur de pied à vie, boiterie, impossibilité de terrain irrégulier |
| Nerf sciatique (fesse, cuisse) | Fracture-luxation de la hanche, fracture du bassin ou du cotyle, injection ou chirurgie de la hanche | Jambe faible et insensible, pied tombant, douleurs électriques descendant jusqu'au pied | Steppage, douleurs neuropathiques rebelles, troubles trophiques du pied |
Le nerf médian mérite une mention : sectionné dans une plaie du poignet (verre, tôle, outil), il prive la main de sa sensibilité utile — le pouce, l'index, le majeur — et de l'opposition du pouce. C'est la lésion nerveuse la plus lourde pour une main dominante, bien qu'elle ne paralyse presque rien de visible. Sa forme compressive tardive, le canal carpien post-traumatique, est traitée à part.
La paralysie radiale après fracture de l'humérus illustre bien le paradoxe de ces lésions : la littérature chirurgicale rapporte une récupération spontanée dans 70 à 90 % des cas, ce qui conduit souvent l'assureur à minorer d'emblée. Mais cette récupération prend des mois, n'est pas toujours complète, et les 10 à 30 % restants gardent une main qui ne se relève pas. Le dossier ne se construit ni sur la statistique rassurante, ni sur la crainte du pire : sur les électromyogrammes successifs.
Le calendrier : attendre la récupération sans perdre ses droits
Le suivi d'une lésion nerveuse obéit à un rythme que l'indemnisation doit épouser, et non l'inverse.
- Semaines 3 à 6 : premier électromyogramme. Il distingue la simple sidération (neurapraxie) de la rupture axonale, et fixe la ligne de base.
- Mois 3 à 6 : contrôle électromyographique et clinique. Si aucun signe de repousse n'apparaît (signe de Tinel qui n'avance pas, absence de réinnervation à l'EMG), la question d'une exploration chirurgicale se pose : neurolyse, suture, greffe nerveuse.
- Mois 12 à 18 : bilan de ce qui a récupéré. Passé ce délai, ce qui n'est pas revenu ne reviendra plus ; les muscles non réinnervés se sont atrophiés. C'est le moment des chirurgies palliatives — transferts tendineux qui redonnent une fonction utile à la main ou au pied avec un autre muscle — et de l'appareillage définitif.
- Consolidation : après le bilan de dix-huit mois, ou après la récupération de la chirurgie palliative si elle est décidée. Jamais avant.
Pendant ce temps long, la victime n'a pas à attendre sans ressources. Le déficit fonctionnel temporaire court sur toute la période, la provision doit couvrir les besoins réels — orthèse, kinésithérapie, aide humaine, perte de revenus — et le dossier se documente à chaque étape. Ce qui est interdit, c'est de laisser l'assureur transformer cette attente en consolidation anticipée « sous réserve d'aggravation » : l'aggravation se prouve, la récupération incomplète s'évalue au bon moment.
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Le piège de l'expertise : coter le muscle, oublier le reste
Un nerf périphérique transporte trois choses : la commande motrice, la sensibilité et le contrôle de la peau (sueur, vascularisation). Sa lésion produit donc trois familles de séquelles, et l'expertise orthopédique classique n'en cote spontanément qu'une.
La séquelle motrice est la seule visible : main tombante, pied tombant, griffe. Elle se mesure en force musculaire et en amplitudes, et se traduit assez fidèlement en déficit fonctionnel permanent — à condition de tenir compte du côté dominant, de la profession et de l'appareillage nécessaire.
La séquelle sensitive est invisible et pourtant souvent plus invalidante : une main qui ne sent plus ne peut ni tenir un objet sans le regarder, ni évaluer une température, ni travailler avec des outils ; un pied insensible se blesse sans que la victime le sache. Elle est régulièrement absente des rapports.
La séquelle douloureuse est la troisième et la plus contestée : douleurs neuropathiques à type de brûlure ou de décharge électrique, hypersensibilité au moindre contact, névrome douloureux sur le trajet du nerf, et parfois évolution vers une algodystrophie. Ces douleurs ne se mesurent pas au goniomètre. Elles se documentent par la prescription d'antalgiques spécifiques, le suivi en consultation de la douleur, et un questionnaire de douleur neuropathique daté, que votre médecin peut remplir.
| Poste | Ce qui est spécifique à la lésion nerveuse |
|---|---|
| Déficit fonctionnel temporaire | Long, avec paliers : immobilisation, phase d'attente de la repousse, chirurgie de réparation, chirurgie palliative, rééducation après chaque geste. |
| Souffrances endurées | Douleurs neuropathiques de la phase de repousse (souvent intenses), interventions successives, rééducation d'une main ou d'un pied insensible. Voir l'évaluation des souffrances endurées. |
| Déficit fonctionnel permanent | Cumul des trois composantes — motrice, sensitive, douloureuse — et non la seule paralysie ; majoration pour le membre dominant. Voir le déficit fonctionnel permanent. |
| Dépenses de santé futures | Orthèses (releveur de pied, attelle de poignet) renouvelées à vie, chaussures adaptées, traitements antalgiques, consultations de la douleur, chirurgie palliative si elle est différée. Voir les dépenses de santé futures. |
| Incidence professionnelle | Une main qui ne sent plus ou ne se relève plus exclut la plupart des métiers manuels ; un steppage interdit les échelles, les terrains irréguliers, la station debout prolongée. Voir l'incidence professionnelle et, si le poste ne peut être tenu, l'inaptitude et la reconversion. |
| Tierce personne | Actes bimanuels impossibles avec une main tombante (cuisine, boutons, lacets) ; portage, escaliers, terrains extérieurs avec un steppage. Voir le besoin en tierce personne. |
| Préjudice esthétique | Main en griffe ou tombante, amyotrophie visible, cicatrices de greffe nerveuse (prélèvement au mollet), démarche en steppage. Voir le préjudice esthétique. |
| Préjudice d'agrément | Musique, bricolage, sports de raquette ou de ballon, randonnée, conduite d'un deux-roues. Voir le préjudice d'agrément. |
💡 Faites examiner la main ou le pied par le bon spécialiste. L'expert désigné est le plus souvent un orthopédiste ou un généraliste. Pour une lésion nerveuse, un avis de chirurgien de la main ou du nerf périphérique, ou de médecin de rééducation, joint au dossier, change la cotation : il décrit la sensibilité, la douleur, la fonction réelle et les possibilités palliatives, là où l'examen standard mesure une force sur cinq.
Nerf lésé pendant les soins : accident, ou faute médicale ?
Une part des lésions nerveuses ne survient pas au moment de l'accident, mais après : nerf fibulaire comprimé par un plâtre trop serré, nerf radial lésé lors de la pose d'une plaque sur l'humérus, nerf sciatique blessé pendant la réduction d'une hanche, nerf comprimé par une position prolongée chez une victime dans le coma. Ces situations créent une confusion dont l'assureur tire parti : « cette paralysie n'est pas due à l'accident mais aux soins ».
La règle est plus simple que ce que l'on vous dira. L'auteur de l'accident répond de toutes les conséquences des soins que l'accident a rendus nécessaires, y compris de leurs complications : la chaîne causale n'est pas rompue parce qu'un plâtre a comprimé un nerf ou qu'une ostéosynthèse l'a blessé. La victime peut donc demander l'intégralité de la réparation à l'assureur du responsable, à charge pour celui-ci de se retourner, s'il le souhaite, contre l'établissement de soins. Ce que cette page ne traite pas, c'est l'hypothèse d'une lésion nerveuse survenue lors de soins sans accident préalable — chirurgie programmée, injection —, qui relève de la responsabilité médicale et n'entre pas dans le champ du cabinet.
Le point de vigilance est ailleurs : dans la chronologie des pièces. Si la paralysie existait à l'admission, elle doit figurer dans le compte rendu des urgences ; si elle est apparue sous plâtre, dans le dossier de suivi, avec la date du desserrage. Un déficit non consigné à l'admission et découvert « à la sortie » est celui que l'assureur discutera le plus, et c'est aussi celui où l'imputabilité se gagne sur le dossier hospitalier, pièce par pièce.
Selon les circonstances : les mêmes règles que pour toute lésion, avec un piège propre
| Circonstance | Régime | Point d'attention propre au nerf |
|---|---|---|
| Accident de la route | Loi Badinter, réparation intégrale | L'offre obligatoire de l'assureur arrive souvent avant le bilan de dix-huit mois : elle ne peut porter que sur une provision, pas sur un règlement définitif. |
| Accident du travail (fracture sur chantier, plaie par outil ou machine) | Rente AT, puis faute inexcusable | Le médecin-conseil de la caisse consolide vite ; contestez le taux d'incapacité si la sensibilité et la douleur ne sont pas cotées, et faites reconnaître les orthèses au titre de l'appareillage. |
| Accident de la vie sans tiers (bricolage, verre brisé, chute) | Garantie accidents de la vie | Le seuil d'atteinte permanente est atteint pour une paralysie radiale ou un steppage définitifs, rarement pour une atteinte sensitive isolée : la cotation du seuil est le combat. |
| Agression, plaie par arme | CIVI / fonds de garantie des victimes d'infractions | Les plaies nerveuses par arme blanche sont la première cause de section complète (neurotmésis) : chirurgie en urgence, résultat toujours partiel, réserve chirurgicale à prévoir. |
Vos pièces : ce qui fait la différence à l'expertise
- Le compte rendu d'admission et le compte rendu opératoire, qui datent le déficit et décrivent l'état du nerf s'il a été exploré.
- Tous les électromyogrammes, dans l'ordre : c'est la seule courbe objective de la récupération, et la seule preuve qu'une consolidation proposée est prématurée.
- Les bilans de kinésithérapie et d'ergothérapie (force, sensibilité, fonction de la main ou de la marche), qui documentent la composante sensitive que l'expert ne testera pas spontanément.
- Le suivi de la douleur : ordonnances d'antalgiques spécifiques, consultation de la douleur, questionnaire de douleur neuropathique rempli par votre médecin.
- Les factures et prescriptions d'orthèses, avec leur fréquence de renouvellement : c'est la base du chiffrage des dépenses futures.
- Une lettre de doléances organisée par fonction perdue (lacer, écrire, couper, marcher sur terrain irrégulier, conduire) plutôt que par lésion — voir le modèle de lettre de doléances et la préparation de l'expertise.
Si l'assureur invoque un état antérieur — une neuropathie diabétique, un ancien syndrome canalaire —, il doit le prouver par des pièces antérieures à l'accident ; une victime jusque-là asymptomatique est indemnisée de l'intégralité de ce que l'accident a révélé. Et si le taux retenu ignore la sensibilité ou la douleur, la contestation du taux reste ouverte, comme l'action en aggravation si un névrome ou une algodystrophie apparaissent après la consolidation.
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Questions fréquentes
Ma paralysie radiale a récupéré à 80 %. L'assureur dit qu'il n'y a « presque rien » à indemniser. Est-ce exact ?
Non. Les 20 % restants portent en général sur ce qui compte le plus : la force d'extension du poignet, la sensibilité du dos de la main, l'endurance. Un déficit résiduel de ce type se cote en déficit fonctionnel permanent, majoré s'il s'agit de la main dominante, et ouvre une incidence professionnelle dès que le métier sollicite la main. Un bilan d'ergothérapie en fait la démonstration mieux qu'un testing musculaire.
Mon pied tombe depuis mon plâtre. Est-ce l'accident ou l'hôpital qui doit m'indemniser ?
L'assureur du responsable de l'accident. La compression du nerf fibulaire sous plâtre est une complication des soins rendus nécessaires par l'accident, dont le responsable répond intégralement ; c'est à lui, s'il le souhaite, de se retourner contre l'établissement. Faites simplement consigner la date d'apparition du déficit et du desserrage du plâtre dans le dossier de suivi.
Le chirurgien propose un transfert tendineux. Faut-il l'accepter avant la consolidation ?
La décision médicale vous appartient, mais juridiquement l'ordre est clair : la consolidation ne peut être fixée qu'après la récupération de la chirurgie palliative si elle est décidée, et si vous la refusez, l'état est consolidé avec la séquelle telle qu'elle est, sans que l'assureur puisse vous reprocher ce refus. Dans les deux cas, la réserve d'une chirurgie future doit figurer au rapport.
L'expert a testé ma force mais pas ma sensibilité. Que faire ?
Adresser un dire, avant le dépôt du rapport, joignant un bilan de sensibilité (ergothérapie, chirurgien de la main) et demander que la composante sensitive soit cotée. Si le rapport est déjà déposé, la contestation du taux ou une demande de complément d'expertise restent possibles.
Mes douleurs électriques sont pires que la paralysie. Comment les faire reconnaître ?
Par des pièces : ordonnances d'antalgiques de la douleur neuropathique, suivi en consultation de la douleur, questionnaire de dépistage daté, et description précise dans les doléances (déclenchement, intensité, retentissement sur le sommeil). La douleur neuropathique est une séquelle à part entière, cotée en déficit fonctionnel permanent et en souffrances endurées.
Combien de temps garder le dossier ouvert ?
Au moins dix-huit mois après la lésion, davantage si une chirurgie de réparation ou un transfert tendineux sont intervenus. Pendant cette période, demandez des provisions ; ne signez aucune transaction définitive tant que l'électromyogramme montre une évolution.
Ce que cette page ne traite pas
Le plexus brachial du motard, le canal carpien post-traumatique, le syndrome des loges (qui détruit muscle et nerf ensemble), le syndrome de la queue de cheval et les lésions médullaires ont chacun leur page, liée ci-dessous. La paralysie faciale relève du crâne, non du membre. Les lésions nerveuses survenues au cours de soins sans accident préalable relèvent de la responsabilité médicale, hors champ.
À lire également
- Le syndrome des loges après un accident
- Le syndrome de la queue de cheval
- Les complications de l'immobilisation
- Traumatisme de l'épaule : capsulite et coiffe des rotateurs
- L'expert ne me croit pas : prouver une douleur invisible
Sources et bibliographie (vérifiées)
- Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 (loi Badinter), article 3 — indemnisation des victimes d'accidents de la circulation
- Article L. 411-1 du code de la sécurité sociale — présomption d'imputabilité en accident du travail
- Article 2226 du code civil — prescription de dix ans à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé
- Cass. 2e civ., 20 mai 2020, n° 18-24.095 (publié) — l'affection révélée par l'accident chez une victime asymptomatique lui est imputable ; réparation intégrale
- Cass. 2e civ., 28 mai 2009, n° 08-16.829 (publié) — contenu du déficit fonctionnel temporaire
- Nomenclature Dintilhac des postes de préjudice (2005)
- Seddon H. J., « Three types of nerve injury », Brain, 1943 ; Sunderland S., « A classification of peripheral nerve injuries producing loss of function », Brain, 1951 — classifications de référence des lésions nerveuses
- « Lésion du tronc du nerf radial au bras », Chirurgie de la main (Elsevier / EM-consulte) — atteinte du nerf radial dans environ 15 % des fractures de l'humérus, récupération spontanée dans 70 à près de 90 % des cas
- Journées d'orthopédie de l'outre-mer (JOFDF), 2011, « Conduite à tenir dans les fractures de l'humérus avec paralysie du nerf radial » — 8 à 15 % de paralysies radiales, 80 à 90 % de récupérations spontanées
Cette page est rédigée par Maître Joëlle Marteau-Péretié, avocate diplômée en droit du dommage corporel, Barreaux de Lille et Paris. Pour une analyse de votre dossier : 06 84 28 25 95 ou via la page de contact du cabinet.


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