Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être que vous-même ou un proche venez de traverser cette épreuve. Au-delà du choc et de la prise en charge médicale, une question se pose vite : qui doit réparer le préjudice subi ? Dans la grande majorité des cas, une intoxication au monoxyde de carbone met en cause un tiers identifiable — et ouvre droit à une indemnisation intégrale. Encore faut-il viser le bon responsable, sur le bon fondement, dans le bon délai.

Article mis à jour le 21 septembre 2026.

📌 En bref

Le monoxyde de carbone laisse deux difficultés propres : une preuve qui disparaît dès qu’on aére, et des séquelles neurologiques parfois différées de plusieurs semaines. Le responsable dépend de l’origine : le bailleur pour un logement ou un appareil qu’il fournit, le chauffagiste pour une installation ou un entretien fautif, le fabricant pour un appareil défectueux, le syndicat de copropriété pour les conduits communs, l’employeur au travail. Un point de délai doit être connu dès le départ : contre le fabricant, le régime des produits défectueux impose d’agir dans trois ans, et s’éteint dix ans après la mise en circulation de l’appareil — une vieille chaudière peut donc y échapper. D’autres fondements restent alors ouverts. Enfin, ne signez aucune offre avant la consolidation : les troubles cognitifs peuvent évoluer longtemps. Le tableau des responsables indique qui répond de quoi, et dans quel délai.

💡 Reconnaître une intoxication au monoxyde de carbone

Les symptômes — maux de tête, nausées, vertiges, fatigue intense, confusion — ressemblent à ceux d’une grippe ou d’une gastro-entérite, ce qui retarde souvent le diagnostic. Trois signaux doivent alerter : plusieurs personnes d’un même lieu présentent les mêmes troubles ; ces troubles s’atténuent dès qu’on quitte les lieux ; un animal de compagnie est lui aussi touché. En cas de doute : aérez, coupez les appareils, sortez et appelez le 15 ou le 18.

 

Ce qui se joue juridiquement

Une intoxication au monoxyde de carbone n’est pas une fatalité sans responsable. Selon les données de surveillance de Santé publique France, elle survient majoritairement dans l’habitat, et la chaudière est l’appareil le plus fréquemment en cause. Or derrière chaque appareil, il y a une chaîne d’obligations : celle du propriétaire de fournir un logement sûr, celle du professionnel d’installer et d’entretenir correctement, celle du fabricant de mettre sur le marché un produit sûr.

L’enjeu consiste à remonter cette chaîne jusqu’au maillon défaillant. Selon l’origine, l’action relève de la responsabilité civile, de la responsabilité contractuelle du bailleur, de la responsabilité du fait des produits défectueux ou, au travail, du régime des accidents du travail. Le fondement ne change pas seulement ce qu’il faut prouver : il change aussi le délai pour agir.

 

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Identifier le responsable selon l’origine

Il n’existe pas de responsable unique : tout dépend de la cause précise de l’émission et du contexte.

Origine

Responsable potentiel

Fondement principal

Délai

Logement loué non décent, appareil ou conduit vétuste fourni

Le bailleur

Loi du 6 juillet 1989, art. 6 ; art. 1719 et 1721 C. civ.

10 ans à compter de la consolidation

Installation ou entretien défaillant

Le chauffagiste, l’installateur

Responsabilité contractuelle ou délictuelle

10 ans à compter de la consolidation

Appareil intrinsèquement défectueux

Le fabricant

Produits défectueux, art. 1245 et s. C. civ.

3 ans ; éteint 10 ans après mise en circulation

Conduits ou installations des parties communes

Le syndicat de copropriété

Loi du 10 juillet 1965, art. 14

10 ans à compter de la consolidation

Intoxication sur le lieu de travail

L’employeur

Accident du travail ; faute inexcusable, art. L. 452-1 CSS

2 ans, régime propre

Gîte, location saisonnière, lieu recevant du public

L’exploitant, le loueur

Obligation de sécurité ; garantie des vices de la chose louée

10 ans à compter de la consolidation

 

infographie monoxyde carbone

Le bailleur : un logement doit être sûr

Le propriétaire qui loue est tenu de délivrer un logement décent, ne laissant pas apparaître de risques manifestes pour la sécurité ou la santé des occupants. Cette exigence découle de l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 et du décret sur le logement décent, complétés par les articles 1719 et 1721 du code civil : obligation de délivrance et garantie des vices de la chose louée, même si le bailleur ne les connaissait pas. Un bailleur qui met à disposition une chaudière vétuste, un conduit défectueux ou une ventilation hors d’usage engage sa responsabilité si une intoxication en résulte.

La logique rejoint celle exposée pour engager la responsabilité du bailleur ou du syndicat de copropriété après un accident dans un immeuble : c’est celui qui a l’obligation d’entretien de l’équipement défaillant qui répond du dommage.

💡 Entretien annuel : qui doit le faire ?

Toute chaudière d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW doit faire l’objet d’un entretien annuel (arrêté du 15 septembre 2009). En location, cet entretien courant et le ramonage sont en principe à la charge du locataire. Mais le bailleur reste tenu de la sécurité de l’appareil et du conduit, ainsi que des grosses réparations. Le partage des responsabilités se joue souvent sur cette frontière : conservez vos attestations d’entretien.

💡 Le détecteur, un allié et une preuve

Un détecteur avertisseur autonome de monoxyde de carbone conforme à la norme EN 50291 alerte avant que les concentrations deviennent dangereuses. En cas d’intoxication, son déclenchement — ou son absence là où il aurait dû se trouver — peut nourrir le dossier. Conservez la trace de son installation.

 

Le chauffagiste ou l’installateur

Un appareil mal installé, un raccordement non conforme, un défaut détecté mais non signalé lors d’une visite d’entretien : autant de fautes professionnelles. Le professionnel est tenu d’une obligation de conseil et de sécurité, et son intervention — ou son absence d’intervention — engage sa responsabilité, généralement couverte par son assurance professionnelle. C’est souvent le défendeur le plus utile lorsque l’appareil est ancien.

Le fabricant : un régime protecteur, mais enfermé dans des délais courts

Lorsque l’intoxication provient d’un vice de l’appareil lui-même — conception dangereuse, défaut de fabrication, notice insuffisante —, la responsabilité du fait des produits défectueux s’applique (articles 1245 et suivants du code civil). Ce régime dispense la victime de prouver une faute : il lui suffit d’établir le défaut du produit, le dommage et le lien entre les deux.

Il comporte en revanche deux délais qu’on ignore souvent, et qui changent tout en matière de chaudières.

Un délai de trois ans. L’action se prescrit par trois ans à compter de la date à laquelle la victime a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage, du défaut et de l’identité du producteur (article 1245-16). C’est bien plus court que les dix ans du droit commun.

Une extinction dix ans après la mise en circulation. Sauf faute du producteur, sa responsabilité sur ce fondement est éteinte dix ans après la mise en circulation du produit, à moins qu’une action n’ait été engagée dans l’intervalle (article 1245-15). Une chaudière de douze ans ne permet donc plus d’agir contre son fabricant sur ce terrain.

Ce n’est pas une impasse : ce régime ne prive pas la victime des autres actions dont elle dispose (article 1245-17). Contre le bailleur, l’installateur ou l’entreprise d’entretien, le délai de droit commun reste ouvert. D’où l’intérêt d’identifier tous les défendeurs dès le départ. Le mécanisme est détaillé dans notre analyse du régime des produits défectueux.

Le syndicat de copropriété

Lorsque l’émission provient d’un conduit collectif ou d’une installation des parties communes, c’est le syndicat des copropriétaires qui répond. La loi du 10 juillet 1965 le rend responsable des dommages ayant leur origine dans les parties communes, ce qui dispense la victime de démontrer une faute de gestion : il suffit d’établir que la source de l’intoxication s’y trouvait. La même règle vaut lorsqu’une installation des parties communes est à l’origine d’une explosion de gaz : voyez l’indemnisation des victimes d’une explosion de gaz dans un immeuble.

Au travail

Garagistes, ouvriers en espace confiné, salariés exposés à des moteurs thermiques ou à des installations de chauffage industriel : le monoxyde de carbone frappe aussi en milieu professionnel. L’intoxication relève alors du régime de l’accident du travail. Si l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger sans prendre les mesures nécessaires, l’action en reconnaissance de la faute inexcusable ouvre droit à une majoration de rente et à l’indemnisation de préjudices complémentaires — dans un délai de deux ans, propre à ce régime.

Gîte, location saisonnière, lieu recevant du public

Une intoxication peut survenir loin de chez soi : gîte, location saisonnière, chambre d’hôtes, mobil-home dans un camping. Le loueur est tenu de garantir les vices de la chose louée, et l’exploitant d’un établissement d’une obligation de sécurité envers ses clients — la logique rejoint celle des sinistres survenus dans un lieu public.

Les preuves à réunir d’urgence

Le monoxyde de carbone a une caractéristique redoutable pour la victime : il disparaît. Une fois les lieux aérés et les appareils coupés, il ne reste aucune trace visible. La constitution rapide du dossier est donc déterminante pour établir l’origine et le lien de causalité avec les séquelles.

  • Le dosage médical : la mesure de la carboxyhémoglobine dans le sang, réalisée à l’hôpital, atteste objectivement de l’intoxication. Demandez copie du dossier médical.
  • Les rapports des secours : l’intervention des pompiers, du SAMU ou du gestionnaire du réseau de gaz donne lieu à des constatations sur la source. Réclamez-les.
  • L’état de l’appareil : faites constater l’état de la chaudière, du chauffe-eau ou du conduit avant toute réparation, qui ferait disparaître la preuve. Relevez aussi la plaque signalétique : elle donne l’identité du fabricant et l’année de fabrication, deux données décisives pour les délais.
  • Les documents contractuels : bail, attestations d’entretien, factures du chauffagiste, notice, échanges avec le bailleur ou le syndic.
  • Les témoignages : voisins, co-occupants, toute personne ayant constaté les symptômes ou les défaillances.

Pour une méthode complète, voir comment prouver ses préjudices et rassembler les justificatifs poste par poste.

Les séquelles neurologiques et cognitives

C’est la spécificité du monoxyde de carbone, et ce qui en fait un dossier à fort enjeu. En se fixant sur l’hémoglobine à la place de l’oxygène, il prive le cerveau d’oxygène. Les conséquences peuvent être lourdes et, surtout, différées : on parle de syndrome post-intervallaire lorsque des troubles neurologiques apparaissent plusieurs jours ou semaines après une intoxication en apparence résolue.

Les séquelles possibles recoupent celles des atteintes cérébrales : troubles de la mémoire et de la concentration, ralentissement, troubles de l’humeur, céphalées chroniques, parfois troubles moteurs de type parkinsonien. Elles relèvent de la même logique d’évaluation que les troubles cognitifs après accident et que les séquelles neurologiques proches du traumatisme crânien.

L’expertise devra distinguer les troubles légers des troubles sévères et mesurer leur retentissement réel sur le quotidien et le travail — c’est l’objet de l’évaluation de l’impact des troubles cognitifs sur la vie professionnelle. De cette évaluation dépendra le déficit fonctionnel permanent, poste souvent central.

Une conséquence juridique en découle, et elle joue en faveur de la victime. Tant que l’état évolue, il ne peut être consolidé, et l’évaluation définitive ne peut être faite. La Cour de cassation a d’ailleurs jugé, en matière de produits défectueux, qu’en cas de pathologie évolutive rendant impossible la fixation d’une date de consolidation, le délai de trois ans ne commence pas à courir (Cass. 1re civ., 5 juillet 2023, n° 22-18.914). Le réflexe à retenir est plus simple : ne signez aucune offre avant consolidation. Si des troubles apparaissent ou s’aggravent ensuite, l’action en aggravation après consolidation reste ouverte.

Une expertise médicale assistée d’un médecin de recours est indispensable pour faire reconnaître ces atteintes, souvent invisibles à l’œil nu. Un bilan neuropsychologique complet, réalisé à distance de l’épisode aigu, en constitue généralement la pièce centrale.

Les postes de préjudice mobilisés

L’objectif est la réparation intégrale, poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac.

Poste

Ce qu’il couvre dans un dossier de monoxyde de carbone

Dépenses de santé

Hospitalisation, oxygénothérapie, éventuel caisson hyperbare, rééducation, suivi neurologique futur

Déficit fonctionnel permanent

Séquelles neurologiques et cognitives définitives après consolidation

Souffrances endurées

Douleurs physiques et psychiques jusqu’à la consolidation

Pertes de revenus et incidence professionnelle

Arrêts, perte d’emploi, reconversion lorsque les troubles cognitifs limitent les capacités

Tierce personne

Aide humaine nécessitée par la perte d’autonomie, y compris la supervision

Préjudices des proches

En cas de décès ou de séquelles graves de la victime directe

 

Lorsque l’intoxication est grave ou mortelle

Le monoxyde de carbone peut plonger la victime dans le coma ou entraîner le décès. Lorsqu’un proche se trouve dans le coma, ses proches disposent de droits propres. En cas de décès, la famille peut obtenir réparation de son préjudice d’affection et de son préjudice économique ; le préjudice d’angoisse de mort imminente de la victime peut être discuté lorsqu’elle a eu conscience de son état ; et les enfants devenus orphelins bénéficient d’une évaluation propre.

Les délais pour agir

Trois délais coexistent, selon le fondement retenu, et c’est l’une des raisons pour lesquelles le choix du défendeur ne peut être différé.

  • Droit commun — bailleur, installateur, syndicat, exploitant : dix ans à compter de la consolidation (article 2226 du code civil).
  • Produits défectueux — fabricant : trois ans à compter de la connaissance du dommage, du défaut et du producteur, et extinction dix ans après la mise en circulation de l’appareil.
  • Accident du travail : deux ans, selon les règles propres au régime de la sécurité sociale.

Le délai le plus long ne doit pas endormir : les preuves matérielles, elles, disparaissent vite — appareil réparé, remplacé ou jeté. Mieux vaut faire les constatations immédiatement, quitte à chiffrer le préjudice après consolidation. Le détail figure dans notre article sur les délais de prescription.

Plusieurs responsables : comment s’organiser

Les dossiers de monoxyde de carbone cumulent trois difficultés : une preuve qui s’efface, un responsable souvent multiple, et des séquelles neurologiques techniquement délicates à évaluer.

La pluralité de responsables n’est pas un obstacle. Lorsque plusieurs fautes ont concouru à un même dommage — un bailleur et un installateur, par exemple —, la victime peut en principe demander à l’un ou l’autre la réparation de l’intégralité de son préjudice, à charge pour eux et leurs assureurs de se répartir ensuite la dette. Cette règle évite d’être bloqué par les renvois de responsabilité entre intervenants. Encore faut-il avoir mis en cause tous les défendeurs utiles, dans les délais propres à chacun.

La question « ai-je droit à une indemnisation ? » trouve presque toujours une réponse positive dans ces dossiers ; la difficulté est de viser juste. Un autre risque domestique obéit à une logique voisine : l’électrocution ou l’électrisation à la maison.

Vous ou un proche avez été victime d’une intoxication au monoxyde de carbone ? N’attendez pas que les preuves disparaissent. Me Joëlle Marteau-Péretié, avocate en dommage corporel aux Barreaux de Lille et de Paris, identifie les responsables et leurs délais propres. Appelez le 06 84 28 25 95 ou consultez la présentation du cabinet.

 

Vos questions fréquentes

Puis-je être indemnisé si l’appareil m’appartenait ?

Oui. Si l'intoxication provient d'un défaut de l'appareil — vice de fabrication, conception dangereuse —, l'action contre le fabricant est ouverte même si l'appareil vous appartenait, à condition de respecter les délais du régime des produits défectueux. Si elle provient d'une installation ou d'un entretien fautif réalisé par un professionnel, c'est ce dernier qui répond du dommage, dans le délai de droit commun.

Ma chaudière a plus de dix ans : ai-je encore un recours ?

Contre le fabricant, sur le fondement des produits défectueux, la responsabilité est en principe éteinte dix ans après la mise en circulation de l'appareil, sauf faute du producteur. Mais ce régime ne prive pas la victime des autres actions : l'installateur, l'entreprise d'entretien, le bailleur ou le syndicat de copropriété restent attaquables dans le délai de droit commun. Relevez la plaque signalétique de l'appareil : elle donne l'année de fabrication, décisive pour ce calcul.

Le défaut d’entretien de ma part me prive-t-il de toute indemnisation ?

Pas nécessairement. Un défaut d'entretien peut conduire à un partage de responsabilité, mais il n'efface pas la faute éventuelle du bailleur, du fabricant ou de l'installateur. Chaque responsabilité s'apprécie au regard de sa part réelle dans la survenance de l'intoxication. Ne renoncez pas sans avoir fait examiner l'origine exacte de l'émission.

Les séquelles sont apparues plusieurs semaines après : est-ce encore indemnisable ?

Oui. Le syndrome post-intervallaire est connu : des troubles neurologiques peuvent se manifester de façon différée. Le rôle de l'expertise est précisément d'établir le lien de causalité entre l'intoxication et ces séquelles tardives, le plus souvent à l'appui d'un bilan neuropsychologique. C'est aussi la raison pour laquelle il ne faut jamais accepter une offre avant la consolidation.

Combien de temps ai-je pour agir ?

Cela dépend du défendeur. Contre le bailleur, l'installateur, le syndicat ou l'exploitant : dix ans à compter de la consolidation. Contre le fabricant, sur le fondement des produits défectueux : trois ans à compter de la connaissance du dommage, du défaut et du producteur, avec une extinction dix ans après la mise en circulation de l'appareil. Au travail : deux ans, selon le régime propre aux accidents du travail.

Plusieurs intervenants se renvoient la responsabilité : que faire ?

Lorsque plusieurs fautes ont concouru au même dommage, la victime peut en principe obtenir de l'un ou de l'autre la réparation de l'intégralité de son préjudice, les responsables et leurs assureurs se répartissant ensuite la charge entre eux. Il faut en revanche les avoir tous mis en cause dans les délais qui leur sont propres : c'est ce qui rend l'identification précoce des défendeurs décisive.

L’intoxication a eu lieu dans une location de vacances : qui est responsable ?

Le loueur est tenu de garantir les vices de la chose louée, y compris ceux qu'il ignorait, et l'exploitant d'un établissement recevant du public est tenu d'une obligation de sécurité envers ses clients. Les accompagnants qui n'avaient pas signé la réservation peuvent aussi agir, en invoquant le manquement du loueur à ses obligations. Photographiez l'appareil en cause avant de quitter les lieux.

Que faire en cas de décès d’un proche ?

Les proches disposent de droits propres : réparation du préjudice d'affection et du préjudice économique, frais d'obsèques. Le préjudice d'angoisse de mort imminente de la victime peut être discuté lorsqu'elle a eu conscience de son état. Les délais courent pour chacun, et les constatations sur l'appareil restent aussi urgentes que pour une victime survivante.


Références

  • Santé publique France — dispositif de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone ; données annuelles sur les épisodes, leurs lieux de survenue et les appareils en cause
  • Code civil — article 1240 (responsabilité délictuelle) ; articles 1719 et 1721 (obligations du bailleur) ; articles 1245 à 1245-17, dont 1245-15 (extinction dix ans après mise en circulation), 1245-16 (prescription de trois ans) et 1245-17 (cumul des actions) ; article 2226 (prescription décennale du dommage corporel)
  • Cass. 1re civ., 5 juillet 2023, n° 22-18.914 — pathologie évolutive : le délai de l’article 1245-16 ne court pas tant que la consolidation ne peut être fixée
  • Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 6, et décret relatif au logement décent
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 14 — responsabilité du syndicat des copropriétaires pour les dommages ayant leur origine dans les parties communes
  • Arrêté du 15 septembre 2009 — entretien annuel des chaudières de 4 à 400 kW
  • Code de la sécurité sociale, article L. 452-1 — faute inexcusable de l’employeur
  • Nomenclature Dintilhac, juillet 2005 — postes de préjudice