Introduction : quand penser devient difficile après un accident
Ces difficultés, souvent invisibles, ne relèvent pas d’un trouble psychologique — contrairement aux préjudices psychiques.
Elles correspondent à des troubles cognitifs post traumatiques, une séquelle neurologique fréquente après un choc à la tête ou un traumatisme crânien léger. Même sans perte de connaissance, même avec un scanner normal, ces troubles peuvent bouleverser la vie quotidienne et professionnelle.
Le cabinet JMP Avocat Indemnisation accompagne régulièrement des victimes confrontées à ces séquelles invisibles, souvent minimisées par les assurances. Cet article vous aide à comprendre ces troubles, à les faire reconnaître et à obtenir une indemnisation juste.
À lire : L'indemnisation du traumatisme crânien | Le traumatisme crânien chez l'enfant
1. Que sont les troubles cognitifs post accident ?
Les troubles cognitifs correspondent à une altération des fonctions mentales supérieures : mémoire, attention, concentration, vitesse de traitement, organisation, raisonnement. Ils peuvent apparaître après un traumatisme crânien léger, un coup du lapin, une chute ou un accident de la route.
Contrairement aux souffrances invisibles (douleurs, fatigue, hypersensibilité), les troubles cognitifs touchent directement les capacités intellectuelles.
Ils se manifestent souvent par une difficulté à retenir des informations, une lenteur inhabituelle dans les tâches quotidiennes, une incapacité à rester concentré longtemps, ou une fatigue mentale intense après un effort intellectuel. Ces symptômes peuvent être très invalidants, même s’ils ne se voient pas.

2. Pourquoi ces troubles sont ils si souvent minimisés ?
Les troubles cognitifs font partie des séquelles invisibles. Ils sont difficiles à faire reconnaître pour plusieurs raisons.
D’abord, les examens d’imagerie (scanner, IRM) sont souvent normaux, car ils ne détectent pas les perturbations fonctionnelles du cerveau. Ensuite, les symptômes reposent sur le ressenti de la victime, ce qui peut être mal interprété par des experts peu formés aux traumatismes crâniens légers. Enfin, les proches ne comprennent pas toujours ces difficultés, car la victime “a l’air normale”.
Les assureurs contestent fréquemment le lien entre l’accident et les troubles cognitifs, invoquant un état antérieur, un stress indépendant ou un manque d’effort. C’est précisément pour cela qu’un accompagnement juridique spécialisé est indispensable.
3. Comment prouver les troubles cognitifs après un accident ?
La preuve repose sur un ensemble d’éléments médicaux et fonctionnels. Le plus important est le bilan neuropsychologique, réalisé par un psychologue spécialisé. Il permet d’évaluer la mémoire, l’attention, la vitesse de traitement ou les fonctions exécutives. Même lorsque l’imagerie est normale, ce bilan met en évidence des anomalies objectives.
Le suivi médical joue également un rôle essentiel : neurologue, médecin de rééducation, psychologue spécialisé en neuropsychologie. Ces consultations documentent l’évolution des symptômes et leur persistance.
Enfin, les preuves du quotidien sont déterminantes : difficultés au travail, erreurs inhabituelles, lenteur, incapacité à gérer plusieurs tâches, témoignages de proches, perte d’autonomie dans certaines activités. Elles montrent l’impact réel des troubles cognitifs sur la vie de la victime.
L’expertise médicale est une étape cruciale. Elle doit être menée par un expert compétent en traumatologie crânienne. Le cabinet JMP Avocat Indemnisation travaille avec des médecins indépendants spécialisés dans ces séquelles complexes.
4. L’impact des troubles cognitifs sur la vie professionnelle
C’est souvent dans le travail que les troubles cognitifs deviennent les plus visibles. La victime peut perdre en efficacité, commettre des erreurs, ne plus supporter la pression, avoir du mal à suivre des instructions complexes ou se fatiguer très rapidement.
Ces difficultés peuvent entraîner des arrêts de travail répétés, une perte de revenus, une réorientation professionnelle ou une perte de chance de carrière. Elles doivent être intégrées dans l’indemnisation, car elles représentent un préjudice majeur.
5. Comment sont indemnisés les troubles cognitifs ?
Les troubles cognitifs peuvent impacter plusieurs postes de préjudice : déficit fonctionnel permanent, souffrances endurées, préjudice d’agrément, préjudice scolaire ou professionnel, perte de gains futurs, aide humaine, frais médicaux futurs.
L’indemnisation peut être très importante lorsque les troubles cognitifs empêchent la reprise d’un emploi ou réduisent fortement les capacités professionnelles.
Si vous souffrez de troubles cognitifs après un accident, le cabinet JMP Avocat Indemnisation peut analyser votre dossier et vous aider à obtenir une indemnisation juste.
6. Pourquoi faire appel à un avocat spécialisé ?
Parce que les troubles cognitifs sont difficiles à prouver, souvent minimisés et contestés par les assurances. Un avocat spécialisé constitue un dossier médical solide, organise une expertise contradictoire, conteste les expertises minimisantes, chiffre précisément les préjudices et négocie ou saisit le tribunal si nécessaire.
Contactez JMP Avocat Indemnisation pour un accompagnement complet dans la reconnaissance de vos troubles cognitifs. Téléphone : 06 84 28 25 95
FAQ – Troubles cognitifs après un accident
Les troubles cognitifs peuvent ils apparaître sans choc direct à la tête ?
Oui. Un coup du lapin ou une décélération brutale peuvent suffire.
Un scanner normal signifie t il que je n’ai pas de troubles cognitifs ?
Non. Les troubles cognitifs sont fonctionnels et ne se voient pas à l’imagerie.
Combien de temps durent les troubles cognitifs ?
Ils peuvent durer plusieurs mois ou années selon la gravité du traumatisme.
Puis je être indemnisé si je souffre de troubles cognitifs ?
Oui, à condition de prouver le lien avec l’accident et l’impact sur votre vie.
Le bilan neuropsychologique est il indispensable ?
Oui. C’est l’examen clé pour objectiver les troubles.
Bibliographie
- American Congress of Rehabilitation Medicine (ACRM), guidelines on cognitive impairment after mild TBI
- World Health Organization (WHO), traumatic brain injury recommendations
- Journals of Head Trauma Rehabilitation
- British Medical Journal (BMJ), études sur les séquelles invisibles
- Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER)
- Haute Autorité de Santé (HAS), expertise médicale et évaluation des séquelles
- INSERM, travaux sur les traumatismes crâniens légers


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