Article mis à jour le 8 juin 2026, par Maître Marteau-Péretié, Avocate en droit du dommage corporel

Sans avocat, les enfants sont presque toujours sous-indemnisés.

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INFOGRAPHIE >>> L'indemnisation des enfants victimes d'accident

Cet article ne décrit pas les postes de préjudice de l'enfant victime : ils sont détaillés un par un dans notre guide complet de l'indemnisation des enfants victimes d'accident. Il traite d'autre chose, et de plus rarement écrit : ce que l'assureur fait de ces postes — lesquels il écarte, par quels arguments, à quel moment de la procédure, et ce qu'il faut lui opposer.

1. Les préjudices de l'enfant blessé : ce que l'assureur en fait

Lorsqu'un enfant est blessé dans un accident (route, scooter, trottinette, école, centre de loisirs ou parc d'attractions, babysitter, famille d'accueil, mauvaise surveillance…), ses préjudices doivent être réparés intégralement. Les assureurs s'appuient sur la jeunesse de la victime pour minimiser les conséquences à long terme — alors que c'est précisément l'inverse qui devrait s'imposer.

Remarque : un cas revient fréquemment, celui de l'enfant blessé par un autre enfant (bousculade, jet d'objet, geste brutal dans une cour de récréation). L'auteur étant lui-même un mineur souvent dépourvu de discernement, ce sont ses parents qui répondent du dommage, civilement et de plein droit.

À lire : Accident causé par un mineur non responsable : comment la victime est indemnisée

1.1 L'évaluation figée trop tôt : corporel et esthétique

Le corps de l'enfant est en croissance : fractures avec troubles de la croissance osseuse, interventions successives, asymétries, douleurs résiduelles. Une cicatrice, surtout, évolue : une marque discrète à 5 ans peut devenir bien plus visible à l'adolescence, au moment où elle pèse le plus.

La nomenclature Dintilhac distingue le préjudice esthétique temporaire, avant consolidation, et le préjudice esthétique permanent. Le préjudice d'agrément, souvent confondu avec eux, est un poste distinct : il répare l'impossibilité de pratiquer une activité sportive ou de loisir.

Le levier de l'assureur : obtenir une cotation à un instant donné, le plus tôt possible, et la présenter comme définitive. Sur un enfant, une évaluation figée avant la fin de la croissance sous-estime durablement le poste.

>>> En savoir plus : Les séquelles invisibles | Traumatisme crânien chez l'enfant

1.2 Le « il est jeune, il oubliera » : les préjudices psychologiques

Contrairement à une idée reçue tenace, les enfants ne « rebondissent » pas naturellement après un traumatisme. Les troubles observés sont durables : crises d'angoisse récurrentes, hypervigilance, troubles du sommeil avec cauchemars répétitifs, phobies spécifiques — dont le refus de remonter en voiture.

Le stress post-traumatique de l'enfant constitue un dommage distinct de l'atteinte physique, réparable sur le fondement du droit commun de la responsabilité civile (article 1240 du Code civil).

Le levier de l'assureur : exiger une preuve que personne n'a constituée. Sans suivi psychologique documenté dès les premières semaines, le poste est écarté comme « non établi ». C'est un dossier qui se construit au fil des mois, pas la veille de l'expertise.

En savoir plus : Séquelles et conséquences du traumatisme crânien | Un avocat en traumatisme crânien

1.3 Le préjudice scolaire qualifié de « spéculatif »

L'accident entraîne fréquemment un retentissement scolaire : baisse des résultats, absences répétées, troubles de l'attention, retard dans les apprentissages pouvant conduire à un redoublement, puis réorientation subie.

Ces difficultés génèrent par ailleurs un besoin d'aide humaine spécifique — accompagnement des devoirs, surveillance renforcée, relais de la rééducation — indemnisable au titre de la tierce personne éducative de l'enfant accidenté, poste distinct du préjudice scolaire et trop souvent omis des offres.

Le levier de l'assureur : qualifier l'avenir scolaire d'hypothétique. La réponse tient dans les pièces : bulletins comparatifs avant/après, attestations d'enseignants, certificats médicaux et psychologiques, rapport du psychologue scolaire.

À lire : Comment prouver ses préjudices après un accident corporel

1.4 Les préjudices futurs : le poste que l'assureur refuse d'anticiper

Les séquelles orthopédiques peuvent imposer des reprises chirurgicales à l'âge adulte. Une croissance altérée peut entraîner des inégalités de longueur des membres ou des déformations squelettiques. Certains métiers deviendront inaccessibles, d'autres exigeront des aménagements coûteux : c'est l'incidence professionnelle.

Le levier de l'assureur : c'est financièrement le poste le plus lourd, donc le plus contesté. L'argument est toujours le même : on ne peut rien prédire d'un enfant. Il est faux — à défaut de cursus, l'évaluation se fait sur le milieu familial et scolaire.

Remarque : c'est typiquement le cas de l'enfant blessé alors qu'il était transporté par un parent ; notre guide sur l'accident en vélo cargo avec des enfants à bord détaille la protection du jeune passager.

TABLEAU 1 – Ordres de grandeur constatés chez l'enfant blessé

Ces fourchettes sont des ordres de grandeur observés en pratique, à rapprocher du barème d'indemnisation et des cotations publié sur ce site. Elles ne valent pas évaluation d'un dossier : seule l'expertise, poste par poste, permet un chiffrage.

Type de préjudice

Exemples concrets

Ordre de grandeur

Corporel (déficit fonctionnel permanent)

Fractures, opérations, rééducation

Fonction du taux d'AIPP et de l'âge : la valeur du point est d'autant plus élevée que la victime est jeune

Esthétique permanent

Cicatrices au visage, boiterie, asymétrie

Selon la cotation sur l'échelle de 1 à 7

Scolaire

Retard, redoublement, réorientation subie

Variable, lié au nombre d'années perdues et à la perte de chance démontrée

Psychologique (souffrances endurées et atteinte permanente)

Anxiété, stress post-traumatique, dépression

Selon la cotation des souffrances endurées et le taux retenu

Incidence professionnelle

Pénibilité accrue, métiers inaccessibles, perte de chance

Poste le plus lourd : capitalisé sur toute la vie professionnelle

Préjudice d'agrément

Impossibilité de pratiquer un sport, un loisir

Selon l'antériorité et l'intensité de la pratique


Bon à savoir : parmi les accidents les plus graves chez le jeune enfant, l'intoxication alimentaire occupe une place à part : la bactérie E. coli peut provoquer un syndrome hémolytique et urémique (SHU), première cause d'insuffisance rénale aiguë chez les moins de trois ans, avec des séquelles rénales et neurologiques parfois irréversibles.

2. L'enfant victime indirecte : le dossier que l'assureur n'ouvre pas

Un accident grave touchant un parent ne concerne pas seulement la victime directe. Les enfants deviennent ce que le droit appelle des victimes par ricochet : toute personne subissant un préjudice personnel et certain du fait d'un dommage causé à autrui peut en obtenir réparation.

Le détail des postes figure dans le guide de l'enfant victime d'accident. Ici, l'essentiel tient en une phrase : ce dossier n'est pratiquement jamais ouvert spontanément.

2.1 « Ils n'étaient pas dans la voiture »

C'est le refus type. Il ne repose sur rien : la présence sur les lieux n'est pas une condition de l'indemnisation de la victime par ricochet. L'enfant qui perd un parent, ou dont le parent revient transformé, subit un préjudice propre.

À lire : Enfant orphelin après un accident mortel : droits et indemnisation | Accident chez un ami : peut-on réclamer une indemnisation ?

2.2 Le préjudice d'affection n'est pas réservé au décès

C'est le point le plus souvent ignoré des familles. En cas de blessures graves du parent — coma prolongé, handicap lourd, séquelles neurologiques — le préjudice d'affection est également indemnisable : l'enfant perd, en pratique, le parent qu'il connaissait. La jurisprudence est de plus en plus favorable à l'indemnisation de ce préjudice d'affection des blessés.

Le levier de l'assureur : proposer zéro sur ce poste lorsque le parent survit, ou un montant symbolique, en pariant sur le fait que personne ne le réclamera.

2.3 Les postes jamais proposés spontanément

Trois postes, en pratique, n'apparaissent dans une offre que si quelqu'un les demande.

Le préjudice psychologique propre de l'enfant, distinct du préjudice d'affection : anxiété généralisée, troubles de l'attachement, troubles du comportement, difficultés relationnelles durables. Il suppose une expertise spécifique, et les frais d'accompagnement thérapeutique doivent eux aussi être pris en charge.

Le bouleversement des conditions d'existence : l'enfant assume des responsabilités inadaptées à son âge (tâches ménagères, surveillance des plus jeunes, assistance au parent handicapé), dans une atmosphère familiale tendue, et renonce à ses activités extrascolaires.

Le retentissement scolaire indirect : absentéisme, chute des résultats, troubles de la concentration, parfois décrochage. Indemnisable à condition d'être documenté, avec les mêmes pièces que pour l'enfant blessé.

TABLEAU 2 – Les postes de l'enfant victime indirecte

Préjudice

Définition juridique

Ce que fait l'assureur

Affection (décès)

Douleur morale liée à la perte définitive du parent

Propose une enveloppe globale « famille » au lieu d'une évaluation par enfant

Affection (blessures graves)

Souffrance liée à la transformation du parent

Conteste le principe même du poste

Psychologique propre

Anxiété, dépression, troubles du comportement

Le confond avec le préjudice d'affection pour ne le payer qu'une fois

Bouleversement des conditions d'existence

Modification durable de la vie familiale

Ne le propose jamais ; peu d'avocats le soulèvent

Scolaire indirect

Retard, baisse de niveau, perte de chance

Le qualifie de spéculatif

Frais divers

Psychothérapie, déplacements, garde d'enfants

Rembourse sur justificatifs, à condition qu'ils soient produits


3. L'effet multiplicateur : pourquoi ces dossiers pèsent lourd

Un accident grave ne génère pas un dossier, mais plusieurs : celui de la victime directe, celui du conjoint, et autant de dossiers que d'enfants. Chacun ouvre droit à une évaluation propre.

C'est là que se joue l'écart le plus important : lorsqu'un assureur propose une enveloppe unique au titre du « préjudice moral de la famille », il ne fait pas une offre basse sur un poste — il supprime plusieurs dossiers d'un seul geste. Une famille de trois enfants qui accepte une enveloppe globale renonce, sans le savoir, à trois évaluations individuelles du préjudice d'affection, auxquelles s'ajoutent les postes psychologiques et scolaires de chacun.

À lire : Enfant blessé à l'école : comment obtenir une indemnisation

4. Les stratégies de minoration, une par une

Les compagnies d'assurance ont un objectif légitime : limiter leur exposition financière. Les techniques qui suivent ne sont pas illégales ; elles exploitent le fait que la famille ignore ce à quoi elle a droit et à quel moment le réclamer. Les connaître suffit souvent à les neutraliser.

4.1 La consolidation anticipée

C'est le levier le plus rentable pour l'assureur, et le plus spécifique aux dossiers d'enfants. La consolidation est le moment où les lésions se fixent ; c'est elle qui permet de chiffrer définitivement. Chez l'enfant, la croissance inachevée la repousse mécaniquement : il faut attendre la fin de la croissance, soit entre 14 et 16 ans chez la fille et entre 16 et 17 ans chez le garçon.

Proposer une consolidation avant ce terme revient à figer les séquelles à un niveau inférieur à ce qu'elles seront. Les cicatrices n'ont pas fini d'évoluer, les troubles de croissance ne se sont pas exprimés, l'orientation scolaire n'est pas connue.

La réponse : refuser la consolidation et demander des expertises échelonnées, en général tous les deux ans jusqu'à la fin de la croissance. Chacune justifie de nouvelles provisions, sans clore le dossier.

4.2 La tierce personne éducative « oubliée »

L'aide humaine dont l'enfant a besoin au quotidien — accompagnement des devoirs, surveillance renforcée, relais de la rééducation à domicile — constitue un poste à part entière, distinct de la tierce personne classique et distinct du préjudice scolaire. Il n'apparaît quasiment jamais dans une offre spontanée, alors qu'il peut peser lourdement dans le total.

La réponse : le chiffrer en heures, avec l'appui du médecin-conseil de victimes, et vérifier l'articulation avec l'AEEH et la PCH enfant, qui sont cumulables. Tout est détaillé dans notre article dédié à la tierce personne éducative.

4.3 L'incidence professionnelle déclarée imprévisible

L'argument est constant : l'enfant n'ayant pas de parcours professionnel, aucune perte ne serait démontrable. C'est le poste le plus lourd du dossier, donc le plus contesté.

La réponse : l'évaluation se raisonne en perte de chance. Pour un enfant scolarisé, on compare les perspectives ouvertes avant l'accident (cursus, résultats, projet exprimé) à celles qui subsistent. Pour un enfant en bas âge, à défaut de repère scolaire, on se fonde sur le milieu socio-culturel des parents et de la fratrie.

4.4 Les provisions refusées dans l'attente de la consolidation

L'assureur oppose volontiers qu'il ne peut rien verser tant que le dossier n'est pas consolidé. C'est doublement inexact : la consolidation conditionne l'indemnisation définitive, pas les avances ; et en matière d'accident de la circulation, l'assureur est tenu de présenter une offre, même provisionnelle, dans un délai de huit mois à compter de l'accident (article L. 211-9 du Code des assurances).

La réponse : réclamer des provisions à chaque étape, et saisir le juge des référés si elles sont refusées : le référé-provision permet d'obtenir rapidement une somme lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable (article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile). Les fonds sont versés sur un compte ouvert au nom de l'enfant, sous le contrôle du juge des tutelles.

4.5 L'expertise organisée sans médecin-conseil de victimes

L'expertise médicale est le moment où se décide l'essentiel du dossier. Une expertise menée par le seul médecin mandaté par l'assureur, sans contradiction, aboutit mécaniquement à des cotations basses : elle n'est pas malhonnête, elle est unilatérale.

La réponse : ne jamais s'y rendre seul. Le recours à un médecin-conseil de victimes indépendant est un droit, et sur un enfant il est décisif : c'est lui qui saura rattacher un trouble de l'attention, une phobie ou un retard d'apprentissage à l'accident. En cas d'expertise bâclée, l'expertise judiciaire permet de tout reprendre.

4.6 Le préjudice scolaire qualifié de spéculatif

Le raisonnement est le même que pour l'incidence professionnelle, appliqué au présent : puisqu'on ne sait pas ce que l'enfant serait devenu, on ne devrait rien devoir.

La réponse : le préjudice scolaire ne se plaide pas, il se documente. Bulletins antérieurs et postérieurs, attestations d'enseignants, courriers de l'établissement, rapport du psychologue scolaire, justificatifs de soutien : ces pièces se réunissent au fil des mois qui suivent l'accident, pas au moment de la négociation.

4.7 L'offre globale « préjudice moral de la famille »

Une enveloppe unique pour tout le foyer paraît généreuse et simplifie les démarches. Elle supprime en réalité l'évaluation individuelle de chaque enfant, et avec elle les postes psychologiques et scolaires propres à chacun.

La réponse : exiger une ventilation poste par poste et victime par victime. Une offre non ventilée est ininterprétable : elle ne permet ni de savoir ce qui a été indemnisé, ni de contester quoi que ce soit ensuite.

4.8 La pression à signer vite

Elle intervient toujours au même moment : avant la consolidation, quand la famille est épuisée et que les frais s'accumulent.

La réponse : une transaction conclue pour le compte d'un mineur doit être préalablement autorisée par le juge des tutelles. À défaut, elle est annulable — et cette nullité ne peut être invoquée que par la victime ou son représentant, jamais par l'assureur. La prescription est par ailleurs suspendue pendant toute la minorité : l'enfant conserve le droit d'agir bien après ses dix-huit ans. Voir : Indemnisation d'un mineur accidenté : que pouvez-vous contester à 18 ans ?

5. Ce que change l'intervention d'un avocat

Me Marteau-Péretié intervient dès le début de la procédure : sécurisation du dossier dès les premiers jours, intervention d'un médecin-conseil de victimes indépendant, constitution d'un dossier médical, psychologique et scolaire, identification de tous les postes selon la nomenclature Dintilhac.

Puis la stratégie indemnitaire : chiffrage poste par poste, contestation des expertises, négociation, et si nécessaire saisine du tribunal pour obtenir une provision ou une expertise judiciaire. Enfin l'accompagnement humain : décryptage du jargon, coordination avec les professionnels de santé, gestion administrative, pour que la famille se concentre sur la reconstruction.

>>> Contactez-la avant toute expertise ou toute signature.

En savoir plus : Le syndrome du bébé secoué (SBS) | Voie amiable ou voie judiciaire ? | Accident de la femme enceinte

Avocat en dommage corporel à Lille et Paris

FAQ – Enfants victimes et indemnisation

Mon enfant n'était pas présent lors de l'accident : peut-il être indemnisé ?

Oui. Dès qu'un parent est gravement blessé ou décédé, l'enfant est une victime indirecte. Il subit un préjudice personnel et certain qui doit être réparé, même s'il n'était pas physiquement présent lors de l'accident.

Dois-je attendre la consolidation médicale du parent pour agir ?

Non, c'est même une erreur stratégique. Agir tôt permet d'obtenir une provision par la voie du référé (article 835, alinéa 2, du Code de procédure civile) pour financer immédiatement le soutien psychologique et scolaire. Cela permet surtout de documenter le retentissement en temps réel, ce qui conditionne le chiffrage définitif.

Combien coûte un avocat en dommage corporel ?

Me Marteau-Péretié, avocate en droit du dommage corporel, propose une prise en charge adaptée à chaque situation : honoraires au résultat, sans avance majeure de frais, et première consultation gratuite. La protection juridique de votre contrat d'assurance habitation peut prendre en charge une partie des honoraires.

Puis-je refuser une expertise organisée par l'assureur ?

Vous pouvez surtout exiger de ne pas vous y rendre seul. Une expertise réalisée par le seul médecin-conseil de l'assureur, sans avocat ni médecin-conseil de victimes, conduit à une sous-évaluation des préjudices. Demander le report le temps de vous faire assister est toujours préférable à un refus pur et simple.

Est-il possible de réévaluer une ancienne indemnisation insuffisante ?

Oui, dans trois cas. Si l'état de l'enfant s'est aggravé, la clause de révision du protocole transactionnel s'applique. Si le protocole a été signé sans assistance et qu'un vice du consentement peut être démontré, la nullité peut être recherchée. Enfin, et c'est la voie la plus efficace lorsque la victime était mineure : faute d'autorisation préalable du juge des tutelles, la transaction est annulable, et la prescription reste suspendue pendant toute la minorité. Tout est expliqué dans Indemnisation d'un mineur accidenté : que pouvez-vous contester à 18 ans ?

Les frais de psychothérapie de mon enfant sont-ils remboursables ?

Oui. Les frais de psychothérapie, de suivi psychiatrique, de psychomotricité ou d'orthophonie rendus nécessaires par l'accident constituent des dépenses de santé indemnisables. Conservez tous les justificatifs : ordonnances, factures, feuilles de soins.

Quel est le délai pour agir ?

L'action en réparation du dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la consolidation du dommage initial ou aggravé (article 2226 du Code civil). Pour un mineur, la prescription est suspendue pendant toute la minorité. Agir tôt reste préférable : les preuves se constituent dans les mois qui suivent l'accident, pas dix ans après.

À savoir : votre enfant a été blessé en crèche ou chez son assistante maternelle ? Les règles de responsabilité sont spécifiques — notre article accident en crèche ou chez l'assistante maternelle vous guide étape par étape.

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Bibliographie et ressources complémentaires

Ouvrages de référence

LAMBERT-FAIVRE Y. et PORCHY-SIMON S., Droit du dommage corporel – Systèmes d'indemnisation, Dalloz, 8e édition, 2015.

GUÉGAN-LÉCUYER A., Dommages de masse et responsabilité civile, LGDJ, 2006.

VINEY G., JOURDAIN P. et CARVAL S., Les effets de la responsabilité, in Traité de droit civil, LGDJ, 4e édition, 2017.

LE TOURNEAU Ph. (dir.), Droit de la responsabilité et des contrats – Régimes d'indemnisation, Dalloz Action, 2022-2023.

PIERRE Ph. et CANNARSA M., L'indemnisation du dommage corporel, LexisNexis, 2019.

Articles et études

PORCHY-SIMON S., « Le préjudice scolaire et universitaire », Gazette du Palais, 2008, n°242, p.15.

SAINT-PAU J.-C., « Les victimes par ricochet », Responsabilité civile et assurances, mars 2010, étude 5.

BACACHE M., « La nomenclature des préjudices corporels : bilan et perspectives », Responsabilité civile et assurances, septembre 2015, dossier 7.

BLOCH C., « L'indemnisation des proches de la victime d'un dommage corporel », Revue Lamy Droit Civil, 2017, n°145.

FONTAINE L., « Le préjudice psychologique de l'enfant victime indirecte », AJ Famille, juillet 2020, p.389.

Rapports institutionnels

Rapport DINTILHAC, Nomenclature des préjudices corporels, Ministère de la Justice, juillet 2005.

Rapport SÉGUR, Pour une meilleure reconnaissance du préjudice des victimes, La Documentation française, 2013.

ONIAM, Guide barème pour l'évaluation des déficits fonctionnels séquellaires en droit commun, 2019.

Sites et ressources en ligne

Légifrance : www.legifrance.gouv.fr

Conseil national des barreaux : www.cnb.avocat.fr

France Victimes : www.france-victimes.fr