Par Maître Joëlle Marteau-Péretié — article mis à jour le 9 septembre 2026

📌 En bref. Une voiture à conduite déléguée reste un véhicule terrestre à moteur : un accident qui l'implique est un accident de la circulation, et la loi Badinter s'applique comme pour n'importe quelle voiture. C'est la réponse qui compte pour une victime, et elle est rassurante : si vous étiez piéton, cycliste ou passager, votre indemnisation est acquise — vous n'avez à prouver ni la faute du conducteur, ni le défaut du logiciel. L'assureur du véhicule impliqué vous règle, puis se retourne contre qui de droit. Le débat technique sur les capteurs, l'algorithme et la boîte noire n'est pas votre problème : c'est celui du recours entre l'assureur et le constructeur. Il ne vous concerne directement que dans un cas : si vous étiez au volant et que l'assureur vous oppose une faute de conduite. Le tableau ci-dessous indique, selon votre place au moment du choc, qui paie et ce qui se discute.

Les véhicules équipés d'aides avancées à la conduite et les premiers modèles à délégation partielle circulent déjà sur les routes françaises. Quand l'un d'eux est impliqué dans un accident corporel, la question qui angoisse les victimes est toujours la même : à qui réclamer, si personne ne conduisait vraiment ? La réponse tient en une phrase, et elle est plus simple qu'on ne le croit.

Le point de départ : la loi Badinter s'applique

C'est le contresens le plus répandu sur ce sujet. On lit partout que l'accident de véhicule autonome relèverait du droit commun de la responsabilité civile, qu'il faudrait démontrer une faute ou un défaut, opposer le conducteur au constructeur. C'est inexact pour la victime.

La loi du 5 juillet 1985 s'applique à tout accident de la circulation dans lequel est impliqué un véhicule terrestre à moteur. Une voiture dotée d'un système d'assistance ou d'un mode de conduite déléguée en est un : elle est immatriculée, assurée, homologuée comme telle. Le degré d'automatisation ne change rien à cette qualification. Il en résulte trois conséquences immédiates pour la personne blessée.

  • Aucune faute à prouver. L'implication du véhicule suffit. Vous n'avez pas à désigner un responsable, encore moins à expliquer ce qu'a fait l'algorithme.
  • Un débiteur désigné par la loi. L'assureur du véhicule impliqué doit vous présenter une offre (article L. 211-9 du Code des assurances), dans les huit mois de l'accident.
  • Les recours viennent après, et sans vous. L'assureur qui a payé peut ensuite se retourner contre le constructeur, l'éditeur du logiciel ou le gardien du véhicule. Ce contentieux technique se déroule entre professionnels.

Autrement dit, la complexité technologique a été déplacée du côté des assureurs et des constructeurs. La loi de 1985 a été conçue pour cela : couper le lien entre l'indemnisation de la victime et la recherche du responsable.

Qui vous indemnise, selon votre place au moment du choc

Votre situation

Régime

Qui paie

Ce qui peut se discuter

Piéton, cycliste ou usager d'un EDPM percuté

Loi Badinter, victime non conductrice (art. 3)

L'assureur du véhicule autonome

Rien sur le principe : seule une faute inexcusable et exclusive serait opposable

Passager du véhicule autonome

Loi Badinter, victime non conductrice (art. 3)

L'assureur du véhicule dans lequel vous vous trouviez

Rien : le passager est indemnisé même si le propriétaire est un proche

Conducteur d'un autre véhicule percuté

Loi Badinter, statut de conducteur (art. 4)

L'assureur du véhicule autonome

Votre éventuelle faute de conduite, si elle a contribué au dommage

Vous étiez au volant, système activé, et vous êtes blessé

Loi Badinter (art. 4) si un autre véhicule est impliqué ; sinon garantie du conducteur

L'assureur adverse, ou votre garantie du conducteur

C'est ici que les données techniques comptent : l'assureur peut vous reprocher de ne pas avoir repris la main

Accident seul, sans tiers, système en cause

Garantie du conducteur, puis action contre le constructeur (produits défectueux)

Votre assureur, sous plafonds ; le constructeur si le défaut est établi

Tout : c'est la seule configuration où la preuve technique vous incombe

Le véhicule autonome a pris la fuite ou n'est pas assuré

Loi Badinter, intervention subsidiaire

Le Fonds de garantie

L'implication d'un véhicule à moteur, qu'il faut établir


Si l'accident survient sur le trajet domicile-travail, ce régime se cumule avec celui de l'accident de trajet. Une précision qui revient souvent : le véhicule n'a pas besoin de vous avoir touché. Un cycliste qui chute en faisant un écart devant une voiture dont le système a freiné brutalement est victime d'un accident sans contact, et le véhicule reste impliqué.

Les niveaux d'automatisation, et pourquoi ils comptent moins que vous ne le pensez

La classification internationale distingue six niveaux, du véhicule sans aucune assistance à l'automatisation complète. Elle est utile pour comprendre qui exerçait le contrôle, mais elle ne change ni le régime d'indemnisation, ni le débiteur.

Niveau

Ce que fait le système

Ce qu'on attend du conducteur

Incidence pour la victime

0 à 2 — assistance

Freinage d'urgence, régulateur adaptatif, maintien dans la voie

Il conduit et surveille en permanence

Aucune : accident de la circulation ordinaire

3 — délégation conditionnelle

Le véhicule conduit seul dans un domaine d'emploi défini (autoroute, embouteillage)

Il doit pouvoir reprendre la main quand le système le demande

Aucune pour un tiers ; déterminante pour le conducteur blessé

4 et 5 — automatisation élevée ou totale

Le véhicule assure toute la conduite, parfois sans occupant aux commandes

Rien, dans le domaine d'emploi prévu

Aucune : le véhicule reste assuré et impliqué


Retenez la ligne du milieu. C'est au niveau 3 que se concentre le contentieux réel : le système demande la reprise en main, le conducteur ne réagit pas assez vite, et l'assureur lui reproche ensuite sa passivité. Pour un piéton ou un cycliste renversé, ce débat n'a aucune conséquence : il est indemnisé dans tous les cas.

Ce que la loi française a déjà prévu

Le droit français n'est pas démuni. Trois blocs de règles se superposent, et il faut les distinguer soigneusement car ils ne répondent pas à la même question.

L'indemnisation de la victime : la loi de 1985

C'est le bloc qui vous concerne, exposé plus haut. Il n'a pas été modifié pour les véhicules automatisés, tout simplement parce qu'il n'en avait pas besoin : la notion d'implication est assez large pour les absorber.

La responsabilité pénale : l'ordonnance de 2021

L'ordonnance n° 2021-443 du 14 avril 2021 et son décret d'application n° 2021-873 du 29 juin 2021 ont inséré dans le Code de la route un régime pénal propre aux véhicules à délégation de conduite. L'idée directrice : la personne installée aux commandes n'est pas pénalement responsable des faits survenus pendant que le système exerçait effectivement le contrôle, à condition qu'elle ait respecté les conditions d'usage et répondu aux demandes de reprise en main. En contrepartie, la responsabilité du constructeur peut être recherchée lorsque le dommage résulte d'un manquement aux exigences d'homologation.

Ce régime dit qui sera poursuivi, pas qui vous indemnise. Les deux questions sont indépendantes, comme l'explique notre page sur la responsabilité civile et la responsabilité pénale après un accident.

Le défaut du produit : les articles 1245 et suivants

Si l'accident vient d'un capteur, d'un algorithme ou d'une mise à jour défectueuse — comme pour tout dommage causé par un tiers —, la responsabilité du fait des produits défectueux permet d'agir contre le producteur sans avoir à prouver sa faute : il suffit d'établir le défaut, le dommage et le lien entre les deux. La directive européenne (UE) 2024/2853 du 23 octobre 2024, qui remplace celle de 1985, vise expressément les logiciels et les mises à jour, ce qui lève l'ambiguïté ancienne sur leur qualification de « produit ». Le régime complet, ses délais et ses causes d'exonération sont détaillés dans notre article dédié à la responsabilité du fait des produits défectueux.

Cette voie est celle des recours : l'assureur qui vous a indemnisé s'en sert contre le constructeur. Elle ne devient la vôtre que dans une configuration, celle de l'accident seul sans tiers impliqué.

La preuve technique : boîte noire, journaux, mises à jour

Les véhicules récents enregistrent bien plus qu'on ne l'imagine, et ces données décident souvent de l'issue d'un dossier — surtout lorsque le conducteur est lui-même la victime.

Source de données

Ce qu'elle contient

Comment y accéder

Enregistreur d'événements (EDR)

Vitesse, freinage, accélération, ceinture, déclenchement des airbags dans les secondes entourant le choc

Extraction par un expert ou sur réquisition ; ne s'improvise pas

Journal du système de conduite déléguée

Activation et désactivation du mode automatisé, demandes de reprise en main, réponse du conducteur

Constructeur ou expert judiciaire, dans le cadre d'une mesure d'instruction

Historique des mises à jour

Version du logiciel au moment de l'accident, correctifs postérieurs

Application du constructeur, courriels de notification, carnet d'entretien

Ordinateur de bord et télématique de l'assureur

Trajets, alertes, parfois style de conduite

Demande écrite ; attention aux contrats télématiques qui les remettent à l'assureur


Deux réflexes valent mieux que toute théorie. Ne faites pas réparer le véhicule et ne modifiez pas sa configuration tant que les données n'ont pas été préservées. Et demandez par écrit, sans tarder, la conservation des journaux : une mise à jour ultérieure peut écraser l'état du logiciel au moment des faits. Sur la façon d'établir les circonstances quand rien n'est évident, voyez notre article sur l'accident sans témoin.

Ce que l'assureur va tenter, et ce qui tient

L'argument

La réponse

« C'est le logiciel, voyez avec le constructeur. »

Non : l'assureur du véhicule impliqué est le débiteur légal de l'offre (art. L. 211-9). Son recours contre le constructeur ne vous est pas opposable.

« Le droit n'est pas encore fixé sur ces véhicules. »

Le régime d'indemnisation, lui, est fixé depuis 1985. L'incertitude porte sur la répartition finale entre professionnels.

« Vous auriez dû reprendre le volant. »

Argument sérieux uniquement si vous conduisiez, et à condition de prouver la demande de reprise en main et votre délai de réaction, journaux à l'appui.

« Nous proposons un partage 50/50. »

Impossible sur les préjudices corporels d'un non-conducteur : voir refuser un 50/50 injustifié.

« Attendons l'expertise technique avant toute avance. »

Les délais légaux courent quand même, et une provision peut être demandée sans attendre.

Que faire dans les 48 heures

Les réflexes sont ceux de tout accident corporel, avec deux ajouts propres à ces véhicules.

  1. Faites intervenir la police ou la gendarmerie et relevez l'immatriculation, la marque et le modèle exact du véhicule — le modèle détermine les systèmes embarqués.

  2. Notez si le mode automatisé était activé, et ce que le conducteur en a dit sur place : ses déclarations spontanées figureront au procès-verbal, que vous pourrez obtenir via TransPV.

  3. Photographiez la scène, les positions, les traces, et demandez la conservation des images de vidéoprotection à proximité.

  4. Consultez un médecin le jour même et faites établir un certificat médical initial décrivant toutes les lésions.

  5. Déclarez le sinistre à votre assureur dans les cinq jours ouvrés, sans qualifier vous-même les responsabilités.

  6. Ne signez aucune offre avant consolidation et avis indépendant.

Le déroulé complet figure dans notre guide que faire dans les 48 heures, et le calendrier d'ensemble dans notre article sur les délais réels d'indemnisation.

Deux situations reconstituées

Un piéton renversé sur un passage protégé. Le véhicule circulait en mode assisté ; le conducteur soutient que le freinage automatique n'a pas fonctionné. Pour le piéton, la discussion est sans objet : le véhicule est impliqué, l'assureur doit présenter une offre dans les huit mois, et l'éventuelle défaillance du système se règlera entre l'assureur et le constructeur.

Un conducteur blessé en mode délégué. Le système a demandé la reprise en main quelques secondes avant l'impact ; l'assureur invoque une réaction tardive pour réduire l'indemnisation au titre de l'article 4. Ici, tout se joue sur les journaux du véhicule : durée réelle de l'alerte, nature du signal, conditions de circulation. C'est la seule configuration où la victime a un intérêt direct à l'expertise technique.

Ce qui doit être indemnisé

Une fois le principe acquis, la discussion porte sur les montants, poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac : déficit fonctionnel temporaire puis permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique et d'agrément, pertes de gains, incidence professionnelle, tierce personne, frais futurs. Notre tableau des cotations donne des ordres de grandeur, qui restent des repères et non un barème.

Les chocs impliquant ces véhicules survenant souvent à vitesse soutenue sur voies rapides, les lésions sont fréquemment lourdes : traumatisme crânien, atteintes du rachis, polytraumatismes — jusqu'à la paraplégie ou la tétraplégie dans les chocs les plus violents. L'essentiel se joue à l'expertise médicale, où l'assistance d'un médecin de recours change l'évaluation des taux.

Se faire assister

Ces dossiers ont une particularité : la technique y sert souvent d'écran. On explique à la victime que le droit n'est pas fixé, que l'expertise prendra des mois, que la responsabilité est incertaine — alors que son droit à indemnisation, lui, ne dépend d'aucune de ces questions. Un avocat en dommage corporel replace le débat sur son terrain, réclame les délais légaux et les provisions, et fait préserver les données avant qu'elles ne disparaissent. Les honoraires font l'objet d'une convention écrite, conformément à l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971.

Blessé dans un accident impliquant un véhicule assisté ou autonome ?

Maître Joëlle Marteau-Péretié, avocate diplômée en droit du dommage corporel à Lille et à Paris, vérifie le régime applicable, fait préserver les preuves techniques et défend chaque poste de préjudice. Premier échange : 06 84 28 25 95, ou via notre page de contact.

Questions fréquentes

Une voiture autonome qui me renverse : qui m'indemnise en premier ?

L'assureur du véhicule impliqué. La loi Badinter s'applique comme pour n'importe quelle voiture : vous n'avez ni faute ni défaut technique à prouver. L'assureur pourra ensuite se retourner contre le constructeur, mais ce recours ne vous concerne pas.

Faut-il prouver que le logiciel a mal fonctionné ?

Non, pas pour être indemnisé. L'implication du véhicule suffit. La démonstration d'un défaut n'est nécessaire que dans les recours contre le constructeur, ou si vous étiez seul en cause sans autre véhicule impliqué.

Le conducteur n'avait pas les mains sur le volant : cela change-t-il mes droits ?

Non. Que la conduite ait été humaine ou déléguée, le véhicule reste un véhicule terrestre à moteur assuré. Cette circonstance pèse sur la répartition finale entre assureur et constructeur, et sur l'éventuelle poursuite pénale, pas sur votre indemnisation.

Puis-je obtenir les données de la boîte noire ?

Pas directement. L'accès aux enregistreurs et aux journaux du système est encadré : il passe par les enquêteurs, un expert judiciaire ou une mesure ordonnée par le juge. Ce qui dépend de vous, c'est de demander très tôt leur conservation et de ne pas faire réparer le véhicule.

J'étais au volant, le mode automatisé était actif : suis-je indemnisé ?

Si un autre véhicule est impliqué, oui, en qualité de conducteur : votre indemnisation peut être discutée seulement si une faute de conduite de votre part a contribué à votre dommage. Si vous étiez seul en cause, seule votre garantie du conducteur répond, avec ses plafonds, sauf à établir un défaut du produit. Si le véhicule vous était fourni par votre employeur, voyez aussi notre article sur l'accident avec un véhicule de fonction.

Le constructeur refuse toute responsabilité : que faire ?

Cela ne bloque pas votre indemnisation, qui incombe à l'assureur du véhicule. Pour l'action contre le producteur, il faut établir le défaut, le dommage et le lien de causalité, en s'appuyant sur une expertise technique et sur l'historique des mises à jour.

Une mise à jour logicielle défectueuse est-elle un « produit défectueux » ?

La directive européenne de 2024 vise expressément les logiciels et leurs mises à jour, ce qui lève l'ambiguïté ancienne. En attendant sa transposition complète, le régime des articles 1245 et suivants du Code civil reste applicable aux produits défectueux.

Le RGPD empêche-t-il d'utiliser ces données ?

Non. La protection des données personnelles n'interdit pas leur exploitation dans une enquête ou une expertise judiciaire : elle en encadre l'accès et les finalités. La difficulté est pratique, pas juridique.

Existe-t-il une jurisprudence française sur ces accidents ?

La matière est émergente et les décisions publiées restent rares. C'est sans conséquence pour l'indemnisation : elle repose sur des règles éprouvées depuis 1985, dont l'application à ces véhicules ne fait pas difficulté.

Combien de temps ai-je pour agir ?

Dix ans à compter de la consolidation de vos blessures pour l'action en réparation du dommage corporel (article 2226 du Code civil). L'action fondée sur le produit défectueux obéit à des délais plus courts, et les données techniques, elles, peuvent disparaître en quelques semaines : agissez tôt.

En résumé

  • Un véhicule autonome ou assisté reste un véhicule terrestre à moteur : la loi Badinter s'applique.
  • Piéton, cycliste ou passager, votre indemnisation est acquise sans avoir à prouver quoi que ce soit.
  • L'assureur du véhicule impliqué est le débiteur légal de l'offre, dans les délais des articles L. 211-9 et suivants.
  • Le débat conducteur / constructeur / logiciel est un recours entre professionnels.
  • Il ne devient le vôtre que si vous conduisiez, ou en l'absence de tout autre véhicule impliqué.
  • Les données embarquées se préservent dans les premiers jours, sans quoi elles sont perdues.

Bibliographie et sources

  • Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 (loi Badinter), articles 1er, 3, 4 et 5.
  • Code des assurances, articles L. 211-9, L. 211-13 (délais et sanction du retard) et L. 421-1 (Fonds de garantie).
  • Ordonnance n° 2021-443 du 14 avril 2021 relative au régime de responsabilité pénale applicable en cas de circulation d'un véhicule à délégation de conduite, et décret n° 2021-873 du 29 juin 2021 pris pour son application.
  • Code civil, articles 1245 et suivants (responsabilité du fait des produits défectueux) et 2226 (prescription de dix ans à compter de la consolidation).
  • Directive (UE) 2024/2853 du 23 octobre 2024 relative à la responsabilité du fait des produits défectueux, qui abroge la directive 85/374/CEE et vise expressément les logiciels.
  • Règlement (UE) 2019/2144 relatif à la sécurité générale des véhicules, imposant notamment les enregistreurs de données d'événement sur les véhicules neufs.
  • Loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, article 10 (honoraires de l'avocat).